Aujourd'hui,
URGENT
Burkina: en 2018, les actions de soutien aux personnes vulnérables s’élèvent à 81 milliards FCFA (AIB)
Football: les Étalons font match nul 0-0 face au Botswana et perdent la première place du groupe I au profit de la Mauritanie
Burkina: l’arrimage du fichier électoral à la base de données de l’Oni inquiète toujours l’opposition politique
Burkina: pose de la première pierre du futur mémorial en hommage au président Thomas Sankara tué il y a 31 ans
Congo-Brazzaville: le gouvernement interdit la vente de bière en promotion
France: 11 morts après les pluies violentes qui se sont abattues sur l’Aude dans la nuit de dimanche 14 à lundi 15 octobre
Nigéria: libération de plus de 800 enfants soldats dans le nord-est du pays
Vatican: l'archevêque salvadorien assassiné Oscar Romero et le pape Paul VI canonisés (RFI)
Francophonie: le français, 5e langue parlée dans le monde avec 300 millions de locuteurs (RFI)
Turquie: le pasteur américain Andrew Brunson a été libéré

TRIBUNE

Dans cette tribune, le député Moussa Zerbo de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) tire la sonnette d’alarme quant à la situation de la ville économique du Burkina. Il invite le gouvernement à implanter  la future usine textile à Bobo Dioulasso.

"Pays reconnu comme l'un des meilleurs producteurs de coton de la sous-région, surtout grâce à sa région Ouest où se trouve la capitale économique, le Burkina Faso n'a malheureusement pas une capacité à transformer son or blanc sur place. En  conséquence, l’exportation de cette matière première ne profite presque pas aux producteurs et au pays!

        Fort heureusement, une lueur d'espoir semble pointer à l'horizon, avec le turc Ayka Textile  dont le Président, Yusuf Aydeniz,  déclarait à  sa sortie d'audience avec le Premier ministre Paul Kaba THIEBA:" Dans les six mois à venir, l'usine sortira de terre".

Le coût de l'investissement est estimé à 220 milliards de francs CFA, soit 335 millions d’Euros, et l’usine créera à terme 12 000 emplois.

          C’est un projet salutaire. Mais, la grande déception vient du choix du lieu d'implantation de cette usine dans la capitale politique, Ouagadougou, au détriment de la capitale économique, Bobo-Dioulasso, qui, mieux, est pourvoyeuse de la matière première qu'est le coton.

             Jadis, cette ville et ses alentours faisaient la fierté de notre pays de par les immenses potentialités qu'ils offraient sur tous les plans: Productions céréalière, cotonnière, fruitière, maraîchère ; ressources halieutiques, etc.

Nous savons également que toute usine exige beaucoup en matière d'eau.  Cette denrée est justement en abondance à Bobo-Dioulasso.

            Une usine telle que la SAVANA, qui transformait les fruits et légumes en jus, en purée de conserve (tomate, confiture,...) et dont les produits étaient prisés dans la sous-région, a dû être bradée. La SIFA, première en production de motocyclettes et vélos,  a disparu. La SOFAPIL Winner agonise depuis des mois à cause de 800 millions de francs d'impôts impayés. La liste est longue,  si longue que l'on ne pourrait l’épuiser.

              Avec cette usine de transformation de textile, il y a une réelle opportunité de soulager la souffrance de nos producteurs de coton, et de redonner un nouveau souffle à Sya. Hélas! Notre gouvernement se penche pour l’implantation de l’usine à Ouagadougou, loin de la matière première, loin des ressources en eau, malgré les surcoûts. La raison avancée est que c’est l’investisseur qui a choisi Ouagadougou. Cet argument ne tient pas, d’autant que l’Etat burkinabè détient 45 pourcent des actions. D’ailleurs, comment un Etat sérieux va-t-il se plier ainsi face à des investisseurs ?

  L’implantation de l’usine à Ouagadougou va engendrer des frais supplémentaires pour le transport. Nous pensons que, du point de vue de la situation géographique, par rapport au chemin de fer qui nous relie au port d'Abidjan, le pays gagnerait à implanter cette usine à Bobo-Dioulasso.

    Loin de nous un esprit régionaliste !  C'est une question de bon sens!

     Chers promoteurs et actionnaire, prêtez attention aux nombreux cris de cœur du Grand Ouest! 

 

Pour terminer, nous invitons solennellement les hommes politiques bobolais de tous les bords, les organisations de la société civile et les autres leaders d’opinions, à surpasser les divisions pour défendre ce qui est bien pour  le Burkina Faso et pour la ville de Bobo-Dioulasso. Dans ce sens, nous les inviterons bientôt à signer une pétition à l’intention de nos plus hautes autorités.        

 

Ouagadougou, le 12 février 2018

Moussa ZERBO,

Député à l’Assemblée nationale

Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser."

 

                                                                                                         

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Des mots pour le dire...

Sondage

Pour enrayer la montée du terrorisme au Burkina, la France se dit disposée à lui apporter le même soutien militaire qu’au Mali. Selon cette aide est:

OFFRE CANAL+

Rejoins-nous sur Facebook

ACTUELLEMENT DANS VOS KIOSQUES

NEWSLETTER

Abonnez vous à notre bulletin d'informations pour être quotidiennement informé