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Ragnongo: une enquête a été ouverte par le procureur du Faso suite à l'opération menée ce 22 mai par les forces de sécurité
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Ouagadougou: des assaillants ont été neutralisés ce 22 mai 2018 par les forces de sécurité dans un quartier périphérique de la ville 

TRIBUNE

Dans une récente interview accordée au quotidien Le Pays, le professeur Jean-Baptiste Kiethega, évoquant la question du parc animalier de Ziniaré, a révélé qu’il s’inscrivait dans le cadre d’un grand projet de musée, avec une partie zoologique, dont la mise en œuvre n’a pas été conforme au projet de départ. Même si l’on n’est pas en mesure de confirmer ou infirmer ces allégations, une chose est sure : le parc de Ziniaré a contribué durant ses années faste à l’éducation des enfants du Burkina Faso, ainsi qu’à la formation d’une culture touristique de la jeunesse Burkinabè.

Aujourd’hui, pour toutes les rares personnes qui ont conservé cette culture touristique et cette envie d’ailleurs et qui ont la chance de faire un tour au parc animalier de Ziniaré, il est vraiment impossible de retenir ses larmes à la vue de la souffrance de ces félins qui se meurent à petit feu, par la faute des combats détournées des hommes dans lequel ils n’ont rien à avoir !

Nous avons un vrai problème au Burkina Faso. C’est celui de confondre les causes publiques, derrière lesquelles se trouve l’intérêt général tant vanté par les politiciens, avec les causes individuelles qui ne sont que l’expression de nos haines et rancunes nées de la soif de pouvoir et de la prédation des maigres richesses nationales. Notre combat n’est plus Blaise Compaoré ! Et le savoir que nous sommes en train de soustraire aux millions d’enfants pauvres, qui concrétisaient leurs connaissances fauniques à seulement 300 francs CFA, traduit une fois de plus l’égoïsme des hommes politiques de ce pays qui ramènent tout le combat du développement de ce pays à leur propre personne.

Le parc de Ziniaré relève du patrimoine national et, désormais, du service public, pour sa contribution à la mise en œuvre du service public de l’éducation et de celui de la préservation et de la protection de l’environnement. Ce ne sont pas des questions discutables, mais des impératifs commandés par l’unité nationale. On a de la peine quand on entend les guident vous dire « ce ne sont pas seulement les animaux qui vont mourir de faim, mais nous-mêmes ne mangeons plus à notre faim ».

Si l’État n’est plus en mesure de prendre ses responsabilités vis-à-vis des animaux de ce parc qu’il rapatrie ces animaux dans leurs pays d’origine au lieu de les laisser mourir l’un après l’autre. Le grand python et d’autres animaux ont déjà perdu la vie. Les félins ont la peau sur les os et ce sera peut-être leur tour dans quelques semaines. C’en est trop! C’est un cri de cœur lancé aux ministères en charge de l’environnement, de l’éducation nationale, de la culture et des finances publiques. Il faut sauver le parc de Ziniaré d’une mort programmée !

Ousmane DJIGUEMDÉ
alias Ted TUINA
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