Aujourd'hui,
URGENT
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Brexit: Theresa May annonce que son gouvernement a validé le projet d'accord avec l'Union européenne 
Burkina: l'utilisation de contraception moderne a empêché 397 000 grossesses non désirées et 142 000 avortements (rapport)
Burkina: le bureau actuel du syndicat national de la GSP interdit d'activités, 10 agents révoqués (Conseil des ministres)
Sénégal: Macky Sall laisse entrevoir l'amnistie pour Khalifa Sall et Karim Wade (RFI)
Burkina: le Mouloud célébré dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 novembre 2018
Ouagadougou: une formation tactique entraînera «des explosions bruyantes» le jeudi 15 novembre (ministère de la sécurité)
Sud-ouest: 72 cas de grossesse enregistrés en 2017 dans les écoles primaires et 328 au post primaire
RDC: la nouvelle épidémie Ebola fait 200 morts
Burkina: le pays a reçu  654,373 milliards de FCFA d’aide publique en 2017 (rapport)

TRIBUNE

Harouna Dicko, poil à gratter des institutions, s’était fait une réputation en attaquant la configuration des démembrements Ceni devant le Conseil constitutionnel qui lui avait donné raison, provoquant du même coup le report des municipales de 2006. Dans cette tribune, le candidat recalé à la présidentielle de 2010 se questionne sur les exceptions d’inconstitutionnalité soulevées par les avocats de la défense dans le procès des membres du dernier gouvernement de Blaise Compaoré.


«Dans le cadre du procès du dernier gouvernement de l’ex-Président Blaise COMPAORE, les avocats des accusés et ceux de la partie civile ont soulevé des exceptions d’inconstitutionnalité devant la Haute cour de justice. Je salue cet exercice pratique de droit nécessaire au renforcement de notre démocratie.
Cependant, dans sa déclaration intitulée « Adresse à mon Pays…», le Doyen des Avocats Me Titinga Frédéric PACERE a développé des arguments qui suscitent en moi des questionnements.

I-    Sur l’obligation du double degré de juridiction
-    Le double degré de juridiction est-il une obligation constitutionnelle?
-    Le manque du double degré de juridiction signifie-t-il absence  de voie de recours ?

Le Doyen des avocats affirme que « La loi sur la Haute Cour de Justice ne laisse pas de possibilité à une quelque voie de recours à la décision qu’elle prendra contre les personnes poursuivies devant elle »
-    Le recours en révision n’est-il pas admis à l’article 33 de la loi organique sur la Haute Cour de Justice ?
-    La grâce du Président du Faso n’est-elle pas une voie constitutionnelle de recours qu’aucune autre loi ne peut interdire ?

II-    Sur la non-rétroactivité de la loi pénale méconnue par les dispositions instituant le fonctionnement de la Haute Cour de Justice
Le Doyen des avocats affirme que « la Haute Cour de Justice applique une loi du 21 mai 2015 pour des faits commis en 2014 ; c’est-à-dire que la loi qui doit juger ces hommes est postérieure à la date des faits allégués contre ces hommes »
-    La loi organique N°017/CNT du 21 mai 2015 est-elle une loi pénale ?
-    Cette loi n’a-t-elle pas la même valeur d’applicabilité dans le temps que la loi constitutionnelle n°072/CNT du 05 novembre 2015 en vertu de laquelle les avocats ont pu directement saisir le Conseil constitutionnel ?


III-    Sur  les Observations et suggestions

Le Doyen des avocats affirme que « Il nous faut avoir le courage d’accepter de reconnaître que la Haute Cour de Justice emporte un péché originel »
-    Ce péché originel, est-ce la Constitution du 02 juin 1991 qui a institué la Haute Cour de Justice ? 
Si oui, aux rédacteurs de la Constitution (le Doyen des avocats inclus) de reconnaître avoir commis ce péché.
Si non, quel est ce péché originel ?

IV-    Sur la plaidoirie des avocats de la partie civile
Cette exception d’inconstitutionnalité mérite une grande attention car un procès sans toutes les parties n’est-il pas une parodie de justice ?
-    Mais faut-il autoriser la plaidoirie de l’avocat de la partie civile dont la constitution n’est  même pas admise lorsque l’avocat  d’un accusé de taille nommément citée à l’audience n’est pas autorisé à plaider à l’absence de son client?

-    l’incongruité de la Haute Cour de Justice n’est-elle pas mise  en évidence par les dispositions de l’article 25 de la loi organique n°20/95/ADP sur cette juridiction que la  Constitution elle même a placée hors du pouvoir judiciaire normal ?

Juste pour ma compréhension. « Sokré la bangré »
Ouagadougou, le 16 mai 2017

Harouna DICKO

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