Aujourd'hui,
URGENT
Cinéma : le cinéaste burkinabè Idrissa Ouédraogo est décédé ce dimanche 18 février 2018 à Ouagadougou. 
Football: Les Étalons rétrogradés au 9e rang africain et classés 57e au niveau mondial (Classement Fifa février 2018)
Ethiopie: démission du Premier ministre Hailemariam Desalegn
Burkina: Une marche le 15 mars contre «le pillage du foncier» par les sociétés immobilières (AIB)
Afrique du Sud: Cyril Ramaphosa endosse les habits de président après la démission de Zuma
Allemagne: le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, se rend à Munich pour la 54ème Conférence sur la sécurité.
Présidence: Domba Jean Marc Palm, directeur de recherche à la retraite,  nommé Président du Haut Conseil du dialogue social.
Présidence: le journaliste Auguste Marie Romain Bambara nommé directeur de la Communication de la présidence du Faso.
Justice: L’audience devant examiner la demande d’extradition de François Compaoré initialement prévue le 7 mars a été reportée au 28 mars 
Nigeria: 60 ans de prison pour un combattant de Boko Haram (BBC)

TRIBUNE

« L’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, dont on commémore le deuxième anniversaire, marque une date importante dans l’histoire politique du Burkina Faso. Pas seulement parce qu’elle a entraîné la chute du régime que dirigeait le Président Blaise Compaoré depuis 27 ans, auquel ont participé, à un titre ou à un autre, plusieurs des protagonistes de la vie politique contemporaine du Burkina Faso mais surtout par ce qu’elle offrait à notre Nation, une opportunité rare d’enclencher une dynamique pour des lendemains meilleurs pour tous les burkinabè.

 

Même si cet évènement a été, de toute évidence, la manifestation la plus éclatante du sentiment collectif de révolte qu’ont exprimé, à cette occasion, nombre de nos concitoyens, l’insurrection s’est voulue aussi, pour le plus grand nombre des burkinabè qui y ont pris part et singulièrement pour les jeunes et les femmes, une révolution citoyenne, c’est-à-dire une rupture avec l’ordre politique ancien, associée à l’espérance d’une société plus démocratique dans son fonctionnement, une gestion du pouvoir plus vertueuse, donnant véritablement la priorité à l’amélioration concrète des conditions d’existence de la population, en particulier à celles de nos compatriotes les plus défavorisés.

La CODER, au-delà de la diversité de sa composition et de l’autonomie politique de ses membres, ne peut être que solidaire de cette aspiration collective à un Burkina meilleur pour toutes ses filles et tous ses fils.

Ce qui est passé est passé. Aujourd’hui, il est de notre intérêt à tous, citoyens burkinabè, que les espoirs et aspirations légitimes qui ont pris naissance à la faveur de ce changement se concrétisent par des avancées tangibles, dans le domaine de la justice, de la sécurité, des libertés démocratiques, civiles, politiques, de l’économie, avec un impact visible et des perspectives réelles d’amélioration du bien-être des burkinabè.

En dehors de la valeur symbolique qui s’y attache, la commémoration des grands évènements politiques et sociaux a ceci d’utile qu’elle offre l’occasion de s’arrêter pour jeter un regard lucide sur le chemin parcouru, évaluer les progrès, les retards ou les déviations qui ont marqué la marche du pays depuis leur survenue. C’est donc à bon droit que l’on doit se poser aujourd’hui la question de savoir si le changement amorcé en 2014 répond aux attentes du peuple burkinabè ?

Pour nous, formations politiques membres de la CODER, la réponse, sans ambiguïté est NON. Cette appréciation résolument négative n’est pas dictée par une volonté systématique de dénigrement, pour des motifs qui relèveraient de la politique politicienne. Elle repose sur des faits tangibles que tous les burkinabè observent quotidiennement, avec une déception et une irritation croissantes. Il en est de même des amis et des partenaires internationaux du pays, dont certains avaient voulu voir dans l’insurrection burkinabè un exemple de rédemption nationale et qui désormais sont revenus de cet espoir.

En prônant le pardon, la tolérance, la réconciliation nationale, la sauvegarde de la démocratie, le dialogue inclusif, comme des axes majeurs de son action, la CODER ne recherche pas l’impunité mais bien au contraire, place la justice au cœur de la réconciliation nationale. Il est normal et ardemment souhaitable que justice se fasse. Mais il faut que cette justice  qui doit être équitable pour tous soit assise sur la primauté du droit, sur le respect scrupuleux des garanties que la Constitution et les traités internationaux accordent à tout citoyen.

Chaque crise sociale, politique est, en elle-même, porteuse d’opportunités pour mieux faire, en tirant leçon des erreurs et des fautes du passé. C’est à cet effort collectif de réflexion, dans un esprit de compréhension et de tolérance mutuelles que la CODER invite tous les patriotes burkinabè, sans exclusive, à l’occasion de la commémoration de l’insurrection.

Sachons faire du souvenir de ces évènements une nouvelle chance pour le progrès du Burkina.

Paix à l’âme de tous ceux qui sont morts pour la patrie!

Dieu préserve et bénisse le Burkina Faso ! »

Ouagadougou, le 28 Octobre 2016

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