Aujourd'hui,
URGENT
Burkina: la production céréalière prévisionnelle de la campagne agricole 2017-2018 estimée à 4 552 273 tonnes.
Burkina: la production céréalière en baisse de 0,32% par rapport à la campagne agricole précédente.
Burkina: la production céréalière en baisse de 1,01% par rapport à la moyenne des 5 dernières années. 
Burkina: les productions céréalières prévisionnelles rapportées aux besoins de consommation font ressortir un déficit brut de 72 677 tonnes
Campagne agricole: près de 3 millions de Burkinabè seront en situation d'urgence alimentaire
La Haye: Ratko Mladić condamné à la prison à perpétuité
Campagne agricole: 17 provinces déficitaires (Conseil des ministres)
Burkina: Les administrateurs civils observeront trois jours de grève ( 28 au 30 novembre 2017)
Religion: la célébration du Maouloud est prévue dans la nuit du jeudi 30 novembre au vendredi 1er décembre 2017 (FAIB).
Côte d'Ivoire: Guillaume Soro intègre la nouvelle direction du RDR comme vice président chargé de la région du Tchologo

TRIBUNE

Les travailleurs des médias publics, mobilisés au sein du Syndicat national des travailleurs de l’information et de la communication (Synatic), vont observer un mot d’ordre d’arrêt de travail de 96 heures pour compter du mercredi 26 octobre 2016 à minuit. Ils expliquent les raisons dans le préavis ci-dessous.

 

 

«Excellence Monsieur le Président du Faso,

Les travailleurs des médias publics (RTB, Sidwaya), du SIG et des DCMP, à l’appel du Syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture (SYNATIC) ont observé les 3, 4 et 5 octobre 2016 une grève de 72 heures pour revendiquer de meilleures conditions de vie et de travail. Cette grève fait suite à des mots d’ordre de sit-in et de grève respectivement observés les 1er et 7 septembre 2016 pour les mêmes raisons.

Depuis la fin du dernier mouvement, les autorités n’ont manifesté aucune volonté réelle d’examiner nos préoccupations et d’y apporter des solutions appropriées. Nous avons plutôt assisté à une campagne de dénigrement des travailleurs et de leur syndicat orchestrée par le ministre porte-parole du Gouvernement. Cette tentative de nous jeter en pâture à l’opinion publique a indigné l’ensemble des travailleurs et du peuple burkinabè.

Lors de la dernière rencontre en date du 27 septembre 2016, le SYNATIC a été très déçu des réponses dilatoires de la partie gouvernementale aux revendications des travailleurs. C’est donc logiquement que cette journée de concertation n’a pas été suivie d’autres.

Excellence Monsieur le Président du Faso,

A ce jour, le délai d’un an prévu dans les dispositions transitoires des lois sur la presse pour leur mise en œuvre a largement expiré. Pendant ce temps, le Gouvernement refuse de mettre en œuvre la transformation des EPE de la Communication en sociétés d’Etat et d’examiner les contre-propositions transitoires.

La formulation  de contre-propositions concrètes en réponse à celles formulées par  le SYNATIC est un préalable à notre retour à la table des négociations.

Au regard de l’insatisfaction et du manque de volonté réelle constatées jusque-là dans la résolution de leurs préoccupations, les travailleurs des médias publics (RTB, Sidwaya), du SIG et des DCPM, mobilisés au sein du SYNATIC, décident d’observer une grève générale de quatre-vingt-seize heures (96 H) pour compter du 26 octobre 2016 à partir de minuit en vue d’exiger : 

I- L’amélioration conséquente des conditions de vie et de travail du personnel des médias publics du SIG et des DCPM :

  • la prise des décrets d’application de la loi pour le passage des EPE de la communication en société d’Etat dans les meilleurs délais avec comme date de prise d’effet le 1er janvier 2016 ;
  • l’adoption du décret portant SIG en tenant compte des préoccupations réelles des travailleurs.

II- La reconstitution de carrières des agents de la Communication et de la Culture

III- Le rétablissement des rémunérations injustement coupées depuis 2012 : frais de production, primes RFI, frais de pylônes, frais de verres correcteurs,… 

IV- L’arrêt des intimidations et des pressions de tout genre sur les journalistes dans le traitement de l’information dans le strict respect des règles d’éthique et de déontologie.

Si à l’issue de ces actions, des solutions satisfaisantes ne sont pas trouvées, le SYNATIC se réserve le droit d’engager d’autres luttes multiformes pour faire aboutir ses justes et légitimes revendications.

Veuillez agréer, Excellence Monsieur le Président du Faso, l’expression de notre parfaite considération. »

Pour le Bureau National

Le Secrétaire Général

Siriki DRAME

Chevalier de l’Ordre National

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