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14 novembre 2016 à 15:00

RAF 2016: le Burkina en vedette aujourd’hui Spécial

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Après une journée riche en enseignements et en émotion autour de la problématique de l’industrialisation de l’Afrique, La troisième édition du Rebranding Africa Forum se poursuit ce vendredi à Bruxelles avec le Business day consacré au Burkina Faso.

 

Les regards sont tournés vers le Burkina Faso en cette deuxième journée du Rebranding Africa Forum, dont la troisième édition s’est ouverte hier à Bruxelles. Même si le président du Faso n’a finalement pu faire le déplacement, une forte délégation d’officiels burkinabè, ainsi que plusieurs acteurs et représentants des milieux d’affaires marqueront ce « Business day » de leur présence effective. Objectif : vendre l’image du Burkina et attirer de nouveaux investisseurs vers le « pays des Hommes intègres ». « Nous sommes aujourd’hui dans une économie qui a besoin de ressources. Il est donc important que nous puissions expliquer aux intervenants, à travers ce genre de rendez-vous, ce que le Burkina peut offrir et ce que peuvent gagner les investisseurs qui y interviennent », a notamment expliqué Seydou Diakité, directeur général du Groupe Bolloré pour le Burkina. En tout cas, pour Paule Renée Etogo, déléguée générale du RAF,

« le Forum s’honore du fait que les plus hautes autorités du Burkina saisissent la plateforme du RAF 2016 pour présenter le potentiel économique, social et culturel de leur pays à travers la vitalité de ses institutions ».

Cette journée spéciale est donc importante pour le « pays des Hommes intègres », qui prendra — pour ainsi dire — ses quartiers à l’hôtel Mariott de Bruxelles. Plusieurs allocutions marqueront ainsi le focus sur ce pays niché au cœur du Sahel, cité en exemple pour son dynamisme économique, mais aussi pour ses acquis en matière de démocratie et de liberté. Deux ans après l’insurrection populaire d’octobre 2014 et un an après le putsch manqué de septembre 2015, il est en effet temps de remettre l’économie au cœur des actions politiques et citoyennes pour asseoir une véritable dynamique de développement.

Aussi, au-delà des allocutions qui vanteront les mérites et les opportunités du pays, ainsi que des rencontres B2B devant permettre de nouer des partenariats prometteurs, le programme prévoit notamment une communication suivie de la projection d’une vidéo sur la « Destination Burkina ». De même, le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Rosine Sori Coulibaly, devrait brosser le cadre macro-économique du Burkina, tandis que des présentations pertinentes sont annoncées, notamment sur « le code minier burkinabè et son attractivité », d’une part, et sur les « échanges interbancaires en Afrique de l’Ouest », d’autre part.

Déjà, la journée d’hier fut sans conteste « une journée utile et féconde », pour reprendre le mot de Thierry Hot, fondateur du Rebranding Africa Forum (RAF), fier de constater que… des sommités viennent de partout, bousculant leurs calendriers pour participer à ce forum annuel sur l’Afrique par les Africains et avec les africains. Mais aussi et surtout pour l’enrichir, chacun apportant sa vision, son éclairage, son expérience, son expertise sur ces questions pointues qui profilent le développement de l’Afrique.

Et puisqu’« ensemble nous sommes plus forts », cette première journée du RAF’2016 aura réussi à souligner la force d’un continent en mouvement, à travers des lignes de force devant conduire à… « relever le défi de l’industrialisation ». Ces lignes de force s’inscrivent déjà dans la vision prospective dégagée par Donald Kaberuka, Haut représentant de l’Union africaine pour le financement qui, dans ses notes finales, met le doigt sur ces choses qui changeront bientôt le monde : la technologie, l’accélération de la globalisation, le poids des pays dits émergents dans l’économie mondiale, les changements climatiques… Aussi, pour l’ancien président de la Banque africaine de développement, est-il important de se poser désormais « les véritables questions » pour une prochaine édition du RAF « qualitativement différente ».

« Qu’on ne se pose plus les mêmes questions pour les mêmes réponses ! », s’est-il notamment exclamé, les échanges de la journée ayant largement montré que globalement, les Africains ont déjà réussi le pari du diagnostic et même celui de la thérapie. Reste à aller au-delà, à poser les actes qui, après l’élégance du verbe, célèbrent l’élégance des actions.

Là-dessus, la conviction de Tahir Hamid Nguilin, ancien vice-gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) est faite qu’« il appartient à chaque Africain de transformer, par son travail, ses perceptions et pronostics en réalités palpables ». En gardant fermement à l’esprit — ainsi que l’a martelé Thierry Zomahoun, P-DG de l’African Institute for Mathematical Sciences, au sujet du thème de cette troisième édition du RAF —, que « l’industrialisation ne se décrète pas ».

Tiens, tiens, c’est ce que proclamait déjà Donald Kaberuka au RAF 2014 — la toute première édition —, lorsqu’il a fort justement indiqué que « l’émergence ne se décrète pas » ! Dont acte.

Serge Mathias Tomondji

Lu 1180 fois Dernière modification le 14 novembre 2016 à 15:00

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