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Sidiki Diarra: «Les Eléphants ont plus de potentialités que les Etalons»

Gardien de but de la première sélection voltaïque (aujourd’hui on dira burkinabè) à participer à la phase finale d’une Coupe d’Afrique des nations (Can) Ghana 1978, actuellement entraîneur du club de l’AS Sonabel (D2), Sidiki Diarra est l’un de ceux qui peuvent se targuer de bien connaître le mieux le football burkinabè. Dans cet entretien, il donne sa lecture du match retour qui opposera, au sein du groupe E, les Etalons du Burkina aux Eléphants de Côte d’Ivoire, dans le cadre des éliminatoires jumelées Can/Mondial 2010. L’homme se prononce également sur bien d’autres questions en rapport avec le football national.

Fasozine.com: quels sont les atouts des Etalons qui joueront le 5 septembre 2009 contre les Eléphants de Côte d’Ivoire?

Sidiki Diarra : Il m’est difficile de parler des atouts des Etalons car c’est une équipe que j’observe de loin. Mais l’atout principal du Burkina est sa dynamique de victoires, la confiance en soi des joueurs et leur ambition de faire un résultat à Abidjan.

Au regard des potentialités actuelles de l’équipe ivoirienne, les Burkinabè peuvent-ils espérer une victoire à Abidjan?

Tout peut arriver en foot ball. Mais objectivement, la Côte d’Ivoire est mieux outillée que l’équipe burkinabè en matière de potentialités. Cette réflexion n’engage que moi. Le talent ne suffit pas en football, il y a aussi d’autres facteurs comme la tactique, le mental qui interviennent. Il appartient au Burkina de mettre le maximum d’atouts de son côté pour espérer une victoire en Côte d’Ivoire.

Le 12 août dernier, les Etalons ont perdu contre le Mali.

Je ne peux pas porter de jugement sur ce match, parce que j’ai appris le résultat comme tout le monde. Si l’entraîneur a essayé un nouveau système, c’est en prévision des batailles à venir. C’est de bonne guerre. Il va en tirer des leçons et corriger les erreurs afin d’avoir la meilleure équipe du Burkina à Abidjan.

Est-ce qu’il peut arriver qu’à l’approche d’un tel match, l’entraîneur fasse des matchs tests de ce genre?

C’est normal qu’il ait fait un match test avant la rencontre contre la Côte d’Ivoire. Je pense qu’il voulait mettre en place son système. C’était une bonne chose qu’il ait fait un essai. Il a dû tirer les avantages et les inconvénients. Il lui appartient maintenant de trouver le juste milieu afin de mettre sur pieds une bonne équipe.

Dans une de ses sorties médiatiques, l’entraîneur Paulo Duarte, a déclaré que c’en était fini pour la participation des Etalons à la coupe du monde. Quel est votre point de vue, à vous?

Je ne peux pas aller contre l’avis de l’entraîneur dans la mesure où il est le mieux qualifié pour jauger la qualité des joueurs…

Vous êtes, vous aussi un entraîneur qui est bien au fait de l’évolution des Burkinabè dans leurs clubs.

A part Jonathan Pitroipa ou Charles Kaboré que j’ai vus à la télé, je ne vois pas les autres. Il m’est vraiment difficile de les apprécier. L’entraîneur est le mieux placé, il connaît son équipe. Par rapport au groupe des éliminatoires, il est le mieux qualifié pour émettre un avis de valeur. S’il l’a dit, c’est en connaissance de cause. Et sportivement, nous devons lui concéder ce privilège. Nous observons l’équipe de loin et la jugeons en fonction de nos positions.

Un autre fait qui a défrayé la chronique a été son contrat avec Le Mans. Que pensez-vous de ce contrat?

Je n’en pense rien. Si Duarte, la fédération et le ministère des Sports et loisirs se sont mis d’accord sur cette question, ils ont dû analyser les avantages et les inconvénients de cette formule.

Est-ce qu’objectivement un entraîneur est capable de faire ce que Paulo Duarte est en train de vouloir faire?

C’est une question de capacité. Si Duarte et la fédération pensent que c’est possible, nous ne pouvons que nous aligner, car nous sommes mal placés pour donner un jugement.

Vous connaissez les tâches de l’entraîneur, vous pouvez quand même dire quelque chose sur cette question…
Je répète que je ne suis pas le mieux qualifié pour juger cette situation. Je constate comme les autres Burkinabè. Je suis dans une situation de wait and see.

Mais est-ce que vous êtes capable d’entraîner à la fois une équipe nationale et un club comme Paulo Duarte?

Je n’ai pas eu l’opportunité de le faire et je ne l’ai pas fait jusque là. Je vous répète que je ne suis pas le mieux qualifié pour émettre un avis de valeur. Et je souhaite que ça puisse marcher pour lui dans l’intérêt du football burkinabè.

Commentaires
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sipa  - Sidiki Diarra: «Les Eléphants ont plus de potentia   |2009-08-31 11:25:14
interview sans réels intérêts, vise et inutile!! : angry:
Sanou  - Bonne interview   |2009-08-31 14:44:07
Questions très pertinentes. Bon travail, monsieur le journaliste.
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