Les Etalons du Burkina ont participé à Niamey, du 17 au 25 juillet dernier, au tournoi international de la Confédération africaine de rugby, dénommé CAR Trophy 2010. Une compétition majeure pour la Fédération burkinabè de rugby qui en a profité pour jauger la valeur de son équipe nationale masculine. Avec Fasozine.com, Seydou Maiga, le directeur technique national de la FBR, tire le bilan de la participation des Burkinabè au CAR Trophy 2010.
Fasozine.com: Quel bilan tirez-vous de la participation des Etalons au CAR Trophy 2010 à Niamey?
Seydou Maïga: Avec trois matchs soldés par deux victoires et une défaite, le bilan de la participation ne peut être que satisfaisant.
Comment expliquez-vous la cuisante défaite des Etalons face aux Aiglons du Mali (3-20) lors de leur première sortie?
Cette défaite s’explique à deux niveaux. D’abord l’équipe n’était pas prête physiquement. Nous n’avons eu qu’un seul mois de préparation, vu le calendrier chargé des uns et des autres, et c’est vraiment insuffisant. En plus de cela, la sélection a été amputée de quelques uns de ses ténors qui n’ont pas pu faire le voyage avec nous, pour des raisons professionnelles.
Si l’absence de ces deux «ténors» seulement pèse lourd sur l’équipe, l’effectif n’est pas riche alors!
L’équipe a été remaniée à 80%. Car, la plupart des anciens n’ont pas répondu à la convocation pour des raisons professionnelles. Et pour pouvoir participer à la compétition, il a fallu même qu’on greffe aux séniors, des juniors. Le fait que nous n’ayons pas organisé un championnat cette année, nous a un peu handicapés. Sinon, nous avons un potentiel riche, mais il nous faut faire avec ceux qui sont présents.
Sans championnat national, sur quelle base avez-vous opéré la sélection?
J’avais déjà une ossature des joueurs qui évoluent ensemble depuis 2008. Je n’ai fait que la compléter avec les juniors les plus en forme du moment pour aller au Niger. Force est de reconnaître que les juniors ont remplacé valablement les absents.
Quels enseignement tirez-vous du Car Trophy 2010?
Nous nous sommes rendu compte que dans ces types de compétitions, il faut travailler dur. Il faut établir un calendrier de travail bien longtemps à l’avance, se fixer des objectifs et se donner les moyens pour les atteindre.
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