A l’issue du tirage au sort, des responsables du hand-ball burkinabè se sont prononcés sur les chances des équipes. Le constat est net, les clubs burkinabè ne partent pas favoris à cette compétition.
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Victor Sanou, Asfa-Y: Le handball n’est pas comme le football. Il y existe une certaine hiérarchie qui est établie et que celui qui veut se faire une place au soleil doit bousculer. Cette hiérarchie est dominée en hommes par les pays maghrébins, notamment l’Algérie, l’Egypte, la Tunisie. En dames, ce sont l’Angola et le Congo qui dictent leurs lois dans ce sport en Afrique. En regardant les résultats du tirage, on n’est pas trop mal lotis, côté hommes car ils sont dans des groupes assez jouables. Mais en dames, les groupes sont un peu plus corsés et il faudra se battre pour essayer d’atteindre le tour principal. Et je pense que ce sera une bonne performance pour les clubs burkinabè d’atteindre le tour principal. Cela fait longtemps que nos équipes ne participent pas aux compétitions de haut niveau tandis que les pays maghrébins, eux sont  constamment dans ces compétitions.
Dès que la Fédération burkinabè de hand-ball a pris la décision de nous présenter à ce tournoi, nous nous sommes dits que c’était une école. Nos joueurs y vont pour apprendre car ils vont se frotter aux meilleurs de l’Afrique. Cela leur permettra de se remettre en cause pour évoluer. Donc au niveau de l’Asfa-Y, nous avons décidé de préparer conséquemment nos athlètes afin d’éviter que le nom du club soit terni par cette compétition.
Paul Marie Pikbougoum, président de la FBHB : La compétition est une école d’apprentissage pour notre hand-ball. Au lieu de deux clubs, comme le
demandait le cahier des charges, nous avons engagé quatre équipes afin que le Burkina tire le maximum d’expérience de cette compétition, car nos joueurs vont se frotter à des grands clubs d’Afrique. Et je puis vous assurer que notre hand-ball fera un bond après cette compétition. En gros, toutes les équipes se valent et c’est sur la base des résultats qu’on les départagera.
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Lieutenant Adama F. Traoré, Usfa : Nous n’allons pas à cette compétition en tant que conquérants mais en tant qu’apprentis. Car nous n’avons pas l’habitude de ces compétitions. Alors qu’aujourd’hui, pour un club qui ne se frotte pas aux équipes d’autres pays, il lui sera difficile de jouer à ce niveau. Cela fait quatre ans de suite que l’Usfa est championne du Burkina. C’est dire qu’elle n’a plus un adversaire de taille sur le plan national. Un autre facteur joue en notre défaveur, c’est le fait qu’au Burkina, les joueurs ont, pendant le championnat national, un match par semaine alors qu’à la Coupe des vainqueurs de coupe d’Afrique de hand-ball, ils ont pratiquement un match par jour. Cette difficulté s’ajoute aux problèmes tactiques et physiques de nos équipes qui n’ont pas le même niveau que les équipes maghrébines ou celles du Cameroun et de la république démocratique du Congo (RDC). Mais, quoiqu’il arrive, nous donnerons le meilleur de nous-mêmes pour le bonheur de la Nation.
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