Comme une trainée de poudre, la nouvelle de la mort de Georges Ouédraogo s’est rependue dans la capitale burkinabè ce 2 février 2012. Dans le milieu artistique, affliction, tristesse et déception sont les sentiments qui animent les uns et les autres. Nous avons recueilli au domicile du défunt, les avis de quelques artistes.
Sami Rama: «C’est un sentiment de tristesse qui m’anime. C’est vrai que la mort est quelque chose avec laquelle nous vivons au quotidien. Mais ce n’est jamais facile quand on vous l’annonce. La mort de Georges Ouédraogo est une grande perte pour la musique burkinabè. C’est quelqu’un qui emporte avec lui un pan de la culture burkinabè. Il avait encore beaucoup de choses à nous montrer, à nous apprendre. Mais il faut noter qu’il laisse aussi un grand héritage aux artistes burkinabè. C’est donc pour moi l’occasion de présenter mes condoléances à la famille et lancer aussi un appel à mes confrères artistes. Faisons comme Georges Ouédraogo, inspirons nous de la musique traditionnelle et nous ferons avancer la musique burkinabè.»
Joseph Salambo: «Tout Burkinabè, à l’instar de la famille de Georges, doit être attristé à l’annonce de cette mort. C’est une nouvelle qui est tombée de façon brutale. Ce matin vers 6h, je dormais toujours quand mon téléphone a sonné. Lorsque j’ai décroché, on m’a annoncé sa mort. J’étais tellement sonné que j’ai demandé quel Georges? On m’a dit le «Gandaogo national». Je n’ai jamais appris qu’il était malade et subitement on m’annonce sa mort. Nous sommes sincèrement affligés. Il n’y a pas longtemps, il m’a invité à venir donner un concert dans son bar, le Bozambo. La dernière fois qu’on s’est vu, c’était il y a quelques jours lors d’une rencontre au ciné Palace de Tampouy. Ce jour-là, il me disait qu’il allait rentrer parce qu’il était fatigué. Mais je ne savais pas que ce serait ma dernière fois de l’entendre. Mais comme c’est la volonté de dieu, on n’y peut rien. Ce que je voudrais demander à chacun, c’est de prier afin que le bon Dieu l’accepte dans son paradis.»
Jean Claude Bamogo: «Je suis très attristé. Nous avons donné un grand concert ensemble jeudi dernier à Bobo Dioulasso. Nous étions logés ensemble. Après le concert nous sommes revenus à Ouagadougou ensemble. Il était bien portant. C’est hier nuit vers 23h qu’il a piqué une crise et vers 4h du matin il s’en est allé. Les Burkinabè viennent de perdre un grand homme irremplaçable. Nous nous connaissons depuis plus de 40 ans. Nous avons fait beaucoup de choses ensemble. Les mots me manquent pour traduire mes réels sentiments. C’est un monument que nous avons perdu. C’est un baobab qui est tombé.»
Oger Kaboré: «C’est comme si on avait subitement creusé un vide sur la scène musicale. L’impact est grand parce que c’est un monsieur pétri d’expérience aussi bien sur la scène nationale qu’internationale. C’est un monsieur qui avait beaucoup à donner. C’est aux jeunes musiciens de perpétuer l’œuvre de Georges. Il faut que l’on demande à des étudiants, des chercheurs de se pencher sur l’œuvre de Georges Ouédraogo. De son œuvre, on peut tirer beaucoup de leçons aussi bien pour les générations actuelles que futures. Sur le plan humain, l’homme avait beaucoup de qualité et sur le plan musical il était aussi un monument.»
Issouf Compaoré: «C’est une grosse perte pour le monde de la culture car Georges était un homme très imprégné de sa culture au sens vrai du terme. C’est un homme qui maitrisait sa langue et qui la manipulait avec beaucoup de dextérité. Quand on entend parler de Georges, on voit automatiquement ses chefs d’œuvres. Il s’est imposé sur la scène musicale Burkinabè depuis 40 ans. Et c’est bien dommage qu’il parte tôt, car il avait encore beaucoup à donner, surtout à la jeune génération.»
Sincèrement moi je suis déçu par les connexions in ternet au Burkina; Telmob,Air tel ou télécel c'est la meme chose. j'ai une clé télécel il est imposib le de t elecharger un bon fichier. une clé dite hau te débit de telmob je peux faire tou te une journée sans connexion. c'est de prendre l'argent du pub et investir da ns de matériel sofistiqué pour que n ous ayons une bonne connexion
.............................La famille artistique musicale burkinabe vient une fois de plus de perd re une de ses grandissime voix. Le Gandaogo a su a vec sa voix suave bercer des générations et des gé nérations toutes entières. Des chans ons comme " ;pougbéogo, munanfica, sida, gnou zemsé et autres " continue ront à nous bercer et à nous sensibi liser. Tonton Georges, que la terre libre d u Burki na Faso te soit légère et à la famille explorée, j e présente mes condol éances les plus attristées? U nion de prières................................... ........
C'est trop triste, il avait encore beaucoup de cho ses à nous dire ! Que les jeu nes s'inspirent. Mai s hélas ! Dieu a décidé autrement. Qu'il repose en paix.
le pays et le monde entier s'attendaient le moins à ta disparution. Mais on y p eut rien.Seulement l' oeuvre que tu as laissée derrière toi est une preu ve palp able de ton immortalité. Papa Georges, REPO SE EN PAIX!