
Le dialogue politique, les élections couplées de 2012, la perspective d’alternance à la tête du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) et l’affaire Guiro. Tels sont les points sur lesquels ont échangé des responsables de la coalition des Organisations de la société civile (OSC) et des journalistes, ce jeudi 2 février 2012 à Ouagadougou.
C’est pour faire part de leur analyse sur la situation sociopolitique nationale que les organisations de la société civile ont convié les médias à cette rencontre d’échanges. Le porte-parole de la coalition, Luc Marius Ibriga, est ainsi revenu, en ce qui concerne le dialogue politique, sur le Conseil consultatif sur les réformes politiques (CCRP) et les Assises nationales. «Le processus de dialogue piloté par le ministère chargé des Réformes s’est soldé par un fiasco retentissant», a martelé M. Ibriga, avant d’indiquer que «l’essentiel des propositions consensuelles issues des Assises nationales étaient contenues dans les rapports du Collège de sages et du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (Maep)». De plus, «au terme des travaux, aucun agenda clair et aucune stratégie n’ont été définis pour la mise en œuvre des recommandations», a ajouté Luc Ibriga.
Evoquant les élections couplées de 2012, la coalition des OSC a salué l’adoption du système biométrique pour l’enrôlement, car «offrant de nombreux avantages». Sur la question de la prorogation des mandats des députés et ceux des élus locaux par contre, M. Ibriga a estimé que «cette prorogation de mandats peut paraître complexe dans la mesure où le mandat des députés est fixé par la Constitution». Et d’ajouter que «la coalition réfute l’idée que cette mesure pose des obstacles juridiques insurmontables».
Des questions d’actualité ont aussi été évoquées lors de cette conférence de presse. Il s’agit tout d'abord de celle relative à la perspective d’alternance à la tête du CDP. A ce sujet, les organisations de société civile ont salué la décision de Roch Marc Christian Kaboré de passer «le tablier au prochain congrès de son parti et souhaite que ce geste inspire le chef de l’Etat». Autre sujet évoqué, l’affaire Guiro. «Ce scandale témoigne des faiblesses de notre gouvernement à lutter contre la corruption à travers des politiques hardies et efficaces», a estimé le porte-parole des OSC. En attendant d’être édifiés sur les tenants et aboutissants de cette affaire, elles ont toutefois appelé au strict respect de la règle de droit pour créer les conditions de manifestations de la vérité.
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