
Le gouvernement dirigé par Luc Adolphe Tiao a rencontré les Partenaires techniques et financiers (PTF) du Burkina Faso, ce lundi 16 janvier 2012 à Ouagadougou. Au menu des échanges, la crise sociale qui a secouée le pays au cours du premier trimestre de 2011, la précarité alimentaire qui se dessine et la sécurité dans la sous région.
Pour ce premier dialogue de haut niveau avec le gouvernement burkinabè au titre de cette année 2012, les PTF ont mis l’accent sur trois grands points. «C’est, selon Birgitte Nygaard Markussen, présidente de la Troïka, ambassadeur du Danemark au Burkina Faso, l’état des lieux des mesures et reformes prises par le gouvernement suite aux événements du premier semestre 2011, en vue de juguler la crise; la crise alimentaire et les actions du gouvernement pour y faire face et la sécurité dans la région sahélienne et son impact sur la mise en œuvre des différents programmes de coopération.»
En outre, «nous aimerions également échanger sur la préparation des élections couplées de 2012», a signifié la présidente des PTF, avant de révéler, en comparaison, «qu’avec la gestion de crise dans d’autres parties du monde, il est fondamental de ne pas trop dramatiser», mais de ne pas non plus «sous estimer les événements dont nous avons été témoins en 2011». Pour sa part, le premier ministre, Luc Adolphe Tiao a souhaité que ces rencontres avec les PTF soient régulières. Et de dresser un bilan des activités de son gouvernement depuis le début de la crise au Burkina Faso.
«Dans le secteur de la politique et du social, nous constatons que la paix est revenue au pays, que l’état de droit a été renforcé, ainsi que le respect des droits humains». Cela se traduit, à en croire M. Tiao, par la bonne tenue du procès qui a fait suite au décès de l’élève Justin Zongo-élément détonateur de la crise- et des mesures prises dans l’affaire Ousmane Guiro, l’ex DG des douanes, qui constituent un exemple de la lutte contre toute forme de corruption et de mal gouvernance. De même a poursuivi le premier ministre, «il y a la tenue du Conseil consultatif sur les reformes politiques (CCRP) en juillet 2011». Ces rencontres ont permis, aux dires de Luc Tiao, de renforcer la démocratie, car «rien ne se fera sans la volonté du peuple.» Concernant le bilan économique, le chef du gouvernement a évoqué les engagements pris par le gouvernement pour juguler les conséquences de la crise, actions qui ont permis, selon lui, le renouvellement des finances publiques par les PTF et de contenir ainsi l’inflation et la hausse des prix de certains produits.
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