Les journalistes membres du réseau dédié aux Technologies de l’information et de la communication (TIC) de l’Office national des télécommunications (Onatel-SA) ont effectué, du 5 au 11 avril 2012, une tournée dans l’est du Burkina, en vue de découvrir les derniers projets et réalisations de la société nationale de télécommunications. Parmi les projets visités, celui des travaux d’interconnexion par la fibre optique entre le Burkina Faso et le Niger via la ville de Fada N’Gourma, dont le taux de réalisation est estimé à 20%.
La visite de ce projet a eu lieu le mardi 10 janvier 2012. C’est par la «chambre L3T», située à l’antenne Fada Relais, à quelques kilomètres à l’extérieur de la ville de Fada N’Gourma, que débutent les travaux d’interconnexion par la fibre optique. A en croire Cyr Diatto, chef du projet fibre optique Fada N’Gourma-Frontière du Niger, cette construction sous terre est une zone de dérivation, munie d’un dispositif de fermeture et de protection à l’ouverture. A l’intérieur, deux tubes de 14/25 cm permettent de faire passer le câble de fibre optique.
«Dans un câble, vous avez plusieurs petits tuyaux dans lesquels sont introduits une dizaine de fibres optiques. Ceci permet de protéger les fibres qui sont aussi fin que les cheveux», a expliqué M. Diatto. Et de préciser qu’en ce qui concerne l’interconnexion, l’Onatel-SA a décidé de faire passer 36 fibres optiques à travers le réseau souterrain, contrairement au Niger qui n’en a fait passer que 18. «C’est une mesure de protection, au cas où l’un de ces fils se casseraient», assure le chef du projet.
Après la visite de cette infrastructure, les journalistes ont mis le cap sur la frontière du Niger, précisément à la sortie de la ville de Kantchari (172 Kilomètres de Fada N’Gourma, Ndlr). A ce niveau, ils ont pu se rendre compte de l’avancée des travaux dans le pays voisin. En effet, «le Niger a fini ses installations depuis 2007 et n’attend plus que nous pour que l’interconnexion soit effective», a révélé M. Diatto.
Cinkanssé attend toujours le fonctionnement du «Scanning Systems»
Notons qu’avant l’escale de Fada N’Gourma, les hommes de médias sont allés prendre le pouls des réalisations de la société ivoirienne Scanning Systems sur le site des postes de contrôle juxtaposés de Cinkansé (frontière Togo). Il ressort des échanges avec les responsables de ce scanner que le projet n’est toujours pas fonctionnel.
Premier maillon d’un vaste programme de facilitation du passage aux frontières du Burkina Faso et du Togo, l’infrastructure avait été visité par le Premier ministre burkinabè, Luc Adolphe Tiao, qui avait alors promis l’installation d’une commission ad hoc pour que le scanner soit opérationnel début 2012. Selon les responsables qui gèrent ce site, le personnel a déjà été formé, mais n’a pas encore pris fonction.
A Cinkanssé, les journalistes ont pu également découvrir «l’autocom». Une machine permettant aux différents postes de contrôle de communiquer, non plus à l’international, mais au même prix que des locaux. «Ils sont situés dans deux bâtiments côte à côte, mais étant donné qu’ils sont dans deux pays différents, il devraient normalement passer par l’international. Afin de réduire les frais de communication et leur permettre d’être plus proches, nous avons installé cette machine pour eux», a expliqué Dieudonné Ouédraogo, chef du centre de maintenance radio de Koupèla.
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