Une semaine dans la région de l’Est pour découvrir les projets et réalisations de l’Office national des télécommunications (Onatel-SA) au titre des dernières années. C’est l’objectif du voyage de presse, débuté le 5 janvier 2012, initié par cette société de télécommunications à l’intention des journalistes membres de son réseau dédié aux Technologies de l’information et de la communication (TIC).
La première étape de ce périple a débuté par Koupèla, ville située à 140 km de Ouagadougou, à l’est du Burkina Faso. Là, les journalistes ont visité les équipements Telmob Flexi, Base service control (BSC) et media. Le chef de maintenance radio de ce poste, Dieudonné Ouédraogo a saisi l’opportunité pour établir l’inventaire des équipements dont dispose la centrale de Koupèla. Il s’agit, entre autres, d’une salle d’exploitation, d’équipements, d’une «Base Transceiver Station» (BTS ou station de base d'émission-réception, équipement composé des émetteurs-récepteurs radios et constituant l'interface entre le BSC et les mobiles). «Il y a une centaine de BTS, selon M. Ouédraogo, implantée dans la région afin de répondre aux besoins de ses populations». Aux dires du technicien, elles sont toutes reliées à la BSC qui est chargée d’acheminer les coups de fil par fibre optique et de faire la jonction entre les équipements, afin de rendre les communications entre abonnés, plus fluides.
Aucun abonné du fixe à Kodjoari
Après Koupèla, cap a été mis sur les villes de Kodjoari et de Madjoari, dans la Kompiènga, sur l’axe Pama-Arly. Dans la première ville, l’Onatel a installé un
centre de maintenance radio, doté d’une BTS «out door» (installé à l’extérieur) et d’une station GSM, pour les téléphones portables et d’un Code division multi access (CDMA), pour le téléphone fixe sans fil. Petit hic, il n’y a aucun abonné au fixe à Kodjoari. «Nous sommes installés ici depuis plus d’un an mais nous n’avons toujours pas d’abonnés au fixe», a déclaré Moussa Saré, le chef de service maintenance. A en croire un habitant de la zone, cela est dû à l’arrivée du GSM (téléphonie mobile) avant le fixe. «De plus, il coûte cher», ajoute t-il. Mais M. Saré ne désespère pas de voir un jour un département de l’administration publique par exemple, s’installer à Kodjoari afin d’utiliser les services du CDMA qui offre également le service de l’internet.
Ce voyage de presse organisé par l’Onatel doit conduire les journalistes dans plusieurs autres villes, notamment Fada N’Gourma, Diapaga et Tenkodogo. Il permettra, selon les dirigeants de la société, de développer les connaissances des journalistes en matières de télécommunication et de les imprégner des travaux d’interconnexion par la fibre optique entre le Burkina Faso et le Niger via la ville de Fada. C’est aussi l’occasion de se rendre compte des investissements de la société dans le domaine du fixe, du mobile et de l’internet dans la région.
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