
Les syndicats du Burkina Faso ont commémoré, ce mardi 3 janvier 2012, le 46e anniversaire du soulèvement populaire qui a mis fin, en 1966, au régime de Feu Maurice Yaméogo, le premier président de l’ancienne Haute-Volta.
«Le soulèvement populaire du 3 janvier 1966 sous la conduite des syndicats, quelles leçons à retenir dans sa 46e année?». C’est sous ce thème que s’est tenue la conférence publique en commémoration de cette date marquante de l’histoire du pays. Cette rencontre a été l’occasion pour le président du mois de l'intersyndical et secrétaire général de la Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B), Tolé Sagnon, de revenir sur les causes de ce soulèvement. Et de citer, entre autres, l’abattement de 20% des salaires, la réduction des allocations familiales, le blocage des avancements des fonctionnaires pendant deux ans. C’est pour lutter contre ces mesures, que les syndicats burkinabè ont organisé une grève générale le 3 janvier 1966, qui a conduit à la chute du chef de l’Etat.
Quelles leçons tirer de cette lutte? «Il y a d’abord l’unité d’action, à l’initiative du mouvement syndical, pour protester contre la volonté du président Maurice Yaméogo de faire payer aux travailleurs les conséquences de sa mauvaise gestion du pouvoir». Selon M. Sagnon, ce mouvement conjoint a été le ferment qui a permis aux autres couches de la population de se retrouver dans la rue pour soutenir les syndicats, et réaliser le soulèvement populaire du 3 janvier 1966. Un autre enseignement que retient le président du mois des centrales syndicales, c’est «l’expression de la volonté et du courage des travailleurs, de la jeunesse et des autres couches de la société, de rejeter l’arbitraire et les menaces contre les libertés politiques et syndicales». Cela a été amplement démontré lors du soulèvement, mais également à travers les différentes luttes, jusqu’à l’histoire récente du pays, selon Tolé Sagnon.
| Commentaires |
|


