
350 kilogrammes de pétards ont été saisis ce vendredi 30 décembre 2011, dans la ville de Ouagadougou, par la police judiciaire. Cette opération entre dans le cadre de la deuxième phase de «L’opération pétards», lancée le 21 décembre dernier. C’est ce qui ressort de la conférence de presse conduite ce 30 décembre 2011 par le commissaire Pascal Singdo.
Constatant des «poches de résistance» dans les zones périphériques des villes du Burkina Faso, après le lancement de la phase I de l’opération de sécurisation des villes et campagnes à l’occasion des fêtes de fin d’année, la direction de la police judiciaire a reconduit l’opération de saisie des pétards pour de meilleurs résultats. C’est ainsi que «ce vendredi, une opération d’appoint a été menée de 7h à 9h 20 dans 73 boutiques situées dans les périphéries de la ville de Ouagadougou», a affirmé le Directeur de la police judiciaire (DPJ), Pascal Singdo. A la fin de cette opération, 350 kilogrammes de pétards ont été saisis, selon M. Singdo.
En plus de cette opération, la Police judiciaire a rassuré les populations de Ouagadougou que «des dispositions seront prises pour le 31 décembre en plus des dispositions sécuritaires afin de permettre aux Ouagalais de passer des fêtes sans pétards». A la question de savoir s’il ne faudrait pas une synergie d’actions avec les douaniers, le DPJ, a expliqué qu’une telle synergie existe déjà, et rappelle que l’importation et l’utilisation d’explosifs sont interdites par le code pénal au Burkina Faso. Ceux qui enfreignent cette loi sont passibles de sanctions.
«Cependant nous sommes dans une phase de sensibilisation et il n’est pas encore temps de parler de sanctions. Nous voulons que les parents et les enfants aient une idée des conséquences d’une mauvaise utilisation de ces pétards», a-t-il ajouté. La destruction de ces pétards se fera en concertation avec les différents acteurs afin de «respecter le couvert végétal.» En rappel, la première phase de «L’opération pétards», lancée le 21 décembre dernier a permis de saisir 500 kilogrammes de dynamites. Le contrôle avait été effectué dans 132 boutiques des cinq arrondissements de la ville de Ouagadougou.
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