
«Examen et adoption du rapport d’activités 2011 et du programme d’activités 2012.» C’est sous ce thème que s’est ouvert, ce 15 décembre 2011 à Ouagadougou, la 29e session ordinaire du Conseil d’administration du secteur ministériel (Casem) des enseignements secondaire et supérieur. Au cours des travaux qui dureront trois jours, les participants établiront le bilan de l’année 2011 en vue d’envisager des perspectives pour la prochaine année.
2011 a été l’année de tous les dangers pour le Burkina Faso et pour le système éducatif en particulier. La crise sociale qu’a connue le pays a fortement mis à mal le secteur de l’enseignement, occasionnant des perturbations tous azimuts des cours dans les établissements secondaires et supérieurs. «Malgré cet état de fait, des résultats visibles et forts appréciables ont été enregistrés», a laissé entendre le Pr Albert Ouédraogo, ministre en charge des Enseignements secondaire et supérieur.
Au titre des acquis de cette année tumultueuse, on peut noter entres autres, la bonne organisation des examens et concours, la signature du protocole d’accord avec les syndicats des enseignants du secondaire, le recrutement de 1 238 enseignants, la tenue du symposium sur le système Licence-Master-Doctorat (LMD)… Et selon Albert Ouédraogo, environ 89% des activités programmées en 2011 ont été réalisées.
Cependant, tout n’est pas rose dans ce secteur ministériel. Avec l’accroissement exponentiel des effectifs au niveau du secondaire et du supérieur, la qualité de notre système éducatif perd en qualité. A titre illustratif, les effectifs du secondaire pour le compte de l’année 2010-2011 sont estimés à environ 604 168 élèves, soit un accroissement de 12,40% par rapport à l’année précédente. Le supérieur, pour sa part, enregistre, pour la même année, 60 232 étudiants, soit un accroissement de 32,70%.
Paradoxalement, l’offre sociale et infrastructurelle reste insuffisante. Aussi, le ministre a-t-il tiré la sonnette d’alarme: «Si rien n’est fait dans les six prochains mois, nous allons vers la catastrophe!» Le secteur de l’enseignement a donc urgemment besoin d’un
accompagnement conséquent de l’Etat et de tous les partenaires du système éducatif afin de relever les défis de l’année 2012.
A cet effet, Albert Ouédraogo a exhorté les acteurs de son ministère à bâtir le programme de l’année 2012 autour de cinq objectifs stratégiques, dont les
principaux sont le développement d’un enseignement de qualité à tous les niveaux et l’accroissement de la fourniture de services sociaux à l’endroit des élèves et étudiants.
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