La manifestation organisée à Ouagadougou ce vendredi 11 mars 2011 par l’Association nationale des Etudiants du Burkina (Aneb) a été dispersée par les forces de l’ordre. Les manifestants voulaient remettre une déclaration au directeur général de la police nationale pour «protester contre les tueries des élèves et Etudiants du Centre-Ouest» et réclamer que justice soit faite.
Les organisateurs insistaient pourtant sur le caractère «pacifique» de leur marche, qui avait plutôt démarré sous de bons auspices. Une demande avait même été déposée dans ce sens à la mairie de Ouagadougou. C’est un long cortège humain qui s’est ébranlé de l’université de Ouagadougou. Aux cris de «vérité et justice», brandissant des pancartes, les manifestants ont arpenté l’itinéraire suggéré par la mairie de Ouagadougou, saluant joyeusement les quelques curieux qui observaient la scène le long des voies, conspuant une résidence appartenant à un proche du chef de l’Etat... Une marche soigneusement encadrée par un cordon de sécurité mis en place par l’Aneb, dont les éléments se tenaient la main pour éviter toute infiltration. D’ailleurs, sous nos yeux, un jeune homme qui voulait intégrer le cortège est expulsé. Discrète mais bien présente, la gendarmerie bloquait les différentes voies afin de permettre à la marche de se dérouler sans encombre. De même, certains bâtiments publics comme le Premier ministère, le siège du conseil de l’entente, etc. étaient placés sous haute surveillance par la gendarmerie et l’armée. Tandis que les bérets bleus de l’armée de l’air, étaient postés, kalachnikovs aux poings, tout autour de la zone de l’aéroport.
Les manifestants ont donc emprunté le boulevard Charles De Gaulle puis l’avenue du Burkina Faso. Parvenus au rond-point de la de la Place de la Femme, ils se sont heurtés aux barricades dressées par les forces de l’ordre. Présent sur les lieux pour recevoir la déclaration des manifestants, le secrétaire général du ministère de la Sécurité s’est entendu dire par les organisateurs de la marche qu’ils n’avaient pas de déclaration à lui remettre. C’est là que tout a dégénéré avec des heurts entre manifestants et force de l’ordre, avec des jets de pierre contre des tirs de grenades lacrymogènes. Des pneus ont été brûlés sur la voie, des bacs à ordures renversés et des voies obstruées par de grosses branches. En mi journée, les échauffourées se poursuivaient dans la zone de l’université de Ouagadougou.
Signalons que selon un communiqué lu à la télévision nationale du Burkina, un journaliste et un caméraman de la chaîne ont été molestés par des manifestants. Leur matériel aurait été retiré et les deux malheureux hospitalisés.
En rappel, différentes localités du Burkina vivent des journées de manifestations depuis l’annonce de la mort, fin février à Koudougou, de l’élève, Justin L Zongo. Selon les sources officielles, l’élève est décédé des suites de méningite. Mais pour ses camarades, il est mort de «mauvais traitements» que la police lui aurait infligés. Ces troubles ont fait six morts parmi les manifestants et les forces de l'ordre.
TEKRE Yatilè
- La police CRS est un escadron de la mort
|2011-03-11 20:59:26
Le gouvernement Burkinabè doit revoir et relever l a formation des policiers au même niveau que les g endarmes pour les donner les bagages nécessaires p our apr éhender, analyser refléchir avant d'agir. L 'arme n'est pas fait pour être utili sé contre le p euple innocent de même la tenue militaire ne doit pas être utili sé pour terrorisé le peuple. Un homm e de tenu sans formation mature est un crim inel en puissance. L'Etat burkinabè doit arreter de prote ger ces personnes là qui opprime le peuple
OUi pour la justice et NON pour les degats, les ma nifestants detruisent ce qu'i ls vont reparer eux. Ils perdent en fait! Je trouve qu'il n'est pas loy al de d etruire un bien public, j'ai constaté ce qu i s'est passé sur l'avenu charlles d e gaulle... c' est honteux! reflechissons encore eleves et etudia nts..
Vous ne savez pas que vous avez un bon president , les opposants qui sont alle s voir Gbagbo pour fo utre la merde chez vous attention attention nous v oila le s ivoiriens nous pleurons le vrai bonheur o n l apprecie que lorsque on l a perd u si vous vou lez ressembler a la RCI continuer vous allez vous mordre les doi gts a mediter
Une chose est de reclamé justice et une autre est de creer d'autre probleme.je pense ke ns etudiants devons etre plus responsable que cela pourkoi cas ser ce ke nos pauvres parents paie deja trop cher?