Jusqu’où peut aller AQMI dans les menaces qu’elle aurait proférées contre le Burkina? Quel peut être l’impact de cette situation sur le secteur du tourisme au Burkina? A l’agence de STMB Tours, l’heure n’est pas, pour l’instant, en tout cas, à la panique. La responsable en charge du tourisme, Gisèle Rosine Dakuyo affirme que cette information n’a pas encore de répercussion sur sa structure. Elle souhaite, dans un autre volet, une relecture des textes régissant le secteur touristique burkinabè, pour éviter la concurrence déloyale.
Fasozine.com: Comment vivez-vous les menaces qu’auraient proférées Aqmi, de frapper dans la région du nord et le Sahel burkinabè?
Gisèle Rosine Dakuyo: Il semble que l’alerte est partie de Ouahigouya, dans la région du Nord, d’où des ressortissants américains ont été évacués, il y a quelques jours, sur la base d’informations faisant état de risques d’enlèvements par Al-Qaïda au Maghreb islamique. Trois autres villes situées dans la région du Sahel, notamment Dori, Djibo et Gorom-Gorom seraient également concernées. J’ai accueilli cette information avec beaucoup d’inquiétude. Lorsque les Européens viennent en Afrique, ils pensent déjà qu’ils ne sont pas en sécurité. Une telle information peu les dissuader de se rendre au Burkina. Mais, pour le moment cette information n’a pas encore de répercussion sur les activités de notre agence.
Avez-vous, tout de même pris des dispositions au cas où?
Certainement, mais je préfère ne pas les dévoiler maintenant. Les gens parlent de menaces, mais pour le moment, on ne peut pas les vérifier, nous sommes à l’étape de rumeurs. Toutefois, par anticipation, nous avons pris nos dispositions pour parer à toute éventualité. Pour ce faire nous sommes en contact permanent avec les autorités concernées.
Comment se porte le tourisme au Burkina?
Le secteur du tourisme se porte plus ou moins bien au Burkina. Même si nos activités connaissent un léger ralentissement.
Les sites touristiques ne sont-ils plus attrayants?
Les sites touristiques du Burkina sont très prisés. Les touristes arrivent de part le monde. Mais il ya de plus en plus d’intermédiaires. Ce qui fait que les touristes sont abordés dès l’aéroport par des individus qui ne connaissent rien du tourisme, mais se font passer pour des professionnels en la matière. Et comme ils n’ont pratiquement aucune charge, leurs prestations sont moins coûteuses. Toute chose qui a des répercutions négatives sur les agences de tourisme. C’est de la concurrence déloyale.
Que proposez-vous comme solution?
Les textes qui régissent l’organisation du tourisme dans notre pays doivent être relus. Une structure comme l’Office national du tourisme burkinabè (ONTB), fait exactement les mêmes prestations que les agences de tourisme. Or, à mon avis, elle doit juste se contenter de promouvoir le tourisme et laisser les agences organiser le transport des visiteurs et toutes les autres prestations y afférentes. Mais actuellement l’ONTB organise jusqu’aux colonies de vacances. Nous sommes comme des concurrents, alors que nous devons travailler en partenariat. Nous avons approché la direction générale de l’Office, en son temps, pour lui faire part de nos préoccupations. On nous a fait comprendre que la structure se rabattait sur certaines prestations dévolues aux agences pour survivre. C’est pourquoi je souhaite une relecture des textes
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