Le président de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), Zéphirin Diabré entouré des membres du bureau politique national a rencontré les journalistes, ce jeudi 11 mars 2010, à Ouagadougou. Ce premier point de presse intervient 10 jours après l’assemblée générale constitutive du parti. Les échanges ont porté sur l’actualité politique nationale et internationale.
«Créé pour améliorer ce qui a été déjà fait, corriger ce qui est mal fait, et réaliser ce qui n’est pas encore fait», l’UPC de l’universitaire et «homme d’affaires» Zéphirin Diabré se veut «un parti de rassemblement de citoyens militants, soudés autour de l’idéal du progrès par le changement». Même si celui-ci reconnaît que «le changement ne se résume pas à une simple permutation de place ou d’individu». L’UPC participera à l’animation de la vie politique, mais se situe en dehors des idéologies.  Pour Zéphirin Diabré, homme politique, mais également Directeur Afrique et Moyen-Orient du groupe Areva spécialisé dans le nucléaire, et conseiller pour les affaires internationales auprès de la présidente dudit groupe, «l’idéologie de l’UPC c’est l’ensemble des meilleures solutions qui permettent de résoudre de façon concrète les problèmes des Burkinabè». C’est pourquoi l’UPC a décidé de militer dans le camp d’une «opposition républicaine ferme, objective et constructive».
Au cours de la conférence de presse le président de l’UPC s’est fermement opposé à toute modification de l’article 37. «L’article 37 tel que libellé est bel et bien démocratique, puisque c’est sous cette forme qu’il a été voté par notre peuple en 1991, lors de l’adoption de la Constitution», a signifié Zéphirin Diabré, avant de se demander si les pays qui pratiquent la limitation des mandats étaient moins démocratiques que le Burkina Faso. Outre la question de l’alternance, la taxe de développement communale qui fait couler beaucoup d’encre et de salive ainsi que les rumeurs de mœurs impliquant certains hauts cadres du gouvernement ont été abordés. M. Diabré a alors dénoncé la mal gouvernance politique et économique et les pertes des valeurs morales de la société burkinabè. Pour lui, les Burkinabè ont une «grande soif de changement et une forte aspiration au changement». Sans tomber dans un «radicalisme irresponsable» il soutient que des efforts sont faits par les autorités du Burkina. Le président de l’UPC a balayé du revers de la main les «allégations» qui veulent le montrer comme le poulain de l’Occident. Abordant l’actualité internationale, il a souhaité que les juntes au pouvoir au Niger et en Guinée organisent rapidement des élections libres et transparentes pour remettre le pouvoir aux civils. Il a aussi salué le dialogue qui prévaut en Côte-d’Ivoire.
Le dernier né des partis politique du Burkina a choisi pour emblème le lion, pour «symboliser la force tranquille du maître de la jungle». Trois couleurs caractérisent le parti. Le jaune or, pour symboliser la prospérité, le vert pantone, couleur de l’hivernage, symbole de l’espoir, et le bleu clair pantone pour la sérénité et le stoïcisme face aux différents obstacles. Le président du «parti du lion» est disposé à nouer, avec toutes les formations politiques de l’opposition, des accords de coopération pouvant aller jusqu’à la fusion, sur la base des objectifs communs, a confié Zéphirin Diabré. Il a enfin dit attendre le récépissé du parti, pour se conformer à la décision de prendre part ou non à l’élection présidentielle de 21 novembre 2010. De toutes les façons le souhait de tout parti politique est d’accéder à la magistrature suprême, a-t-il confié.
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