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Les «amazones» du cinéma africain consacrées au Burkina

C’est Koudougou, ville située à 100 km de Ouagadougou qui a abrité la clôture, le dimanche 7 mars dernier, de la première édition des Journées cinématographiques de la femme africaine (JCFA) qui s’est déroulée du 3 au 7 mars 2010. La cérémonie a été parrainée par Chantal Compaoré, épouse du Chef de l’Etat. A cette occasion, des réalisatrices ont  reçu des Saraounia, les trophées de récompense des JCFA.

 


Collant au dicton, «tout est bien qui finit», les  premières JCFA ont connu leur apothéose, le dimanche 7 mars dernier dans la cité de Koudougou. Les épouses du Chef de l’Etat, Chantal Compaoré et du Premier ministre, Priscille Zongo, des membres du gouvernement, des acteurs du monde du cinéma et des cinéphiles n’ont pas voulu se laisser conter l’évènement. Le premier acte de la soirée a été la récompense aux réalisatrices, dont près d’une vingtaine ont reçu, à l’occasion, des Saraounia.

Les participantes ont, à travers une motion, remercié Chantal Compaoré, pour son engagement à leurs côtés pour l’éclosion du cinéma féminin en Afrique. Elles ont également demandé à la première dame, de plaider auprès des épouses des autres chefs d’Etats africains pour un soutien franc  aux réalisatrices.

Le délégué général du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), Michel Ouédraogo, a, pour sa part, appelé les cinéastes à être des «Saraounia» afin que le combat des femmes pour l’essor du cinéma féminin soit couronné de succès. Car Saraounia Mangou s’est battue en 1899 contre le colonialisme. Sous la colonisation, cette reine nigérienne marqua en effet les esprits par son opposition aux exactions infligées à son peuple par la fameuse colonne Voulet-Chanoine.

A son tour, Chantal Compaoré, a réaffirmé aux amazones du 7e art africain, son engagement à les soutenir dans leurs actions et à plaider auprès de ses homologues pour une prise en compte du cinéma féminin dans leurs activités. «J’ai toujours eu foi aux femmes cinéastes et ce que nous venons de voir ce soir est la preuve qu’elles sont capables de faire des merveilles», a-t-elle dit.

C’est «Dans l’ombre d’une autre» de la camerounaise Francine Kemegni, un long métrage qui dénonce certains maux de la société dont la polygamie et l’infidélité dans les foyers, qui a mis fin à la soirée.

Toutefois, les actrices, les femmes caméramans et autres personnels féminins, toujours présents sur les plateaux de tournage sont reparties déçues parce qu’elles ont été oubliées lors des récompenses. Et leur souhait est que cela ne se répète plus dans les prochaines éditions.

Les 2e JCFA sont prévues pour se dérouler du 3 au 7 mars 2012 à Ouagadougou.

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