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Africa24 au cœur de la présidentielle togolaise

Pour l’élection présidentielle togolaise du 4 mars 2010, c’est une armada de journalistes et de techniciens que Africa24 (A24), la chaîne qui fait désormais la fierté du continent noir, a déployée sur le territoire. Du coup, les populations togolaises ont adopté cette télé qui leur a permis d’être au fait des enjeux de ce scrutin, à travers des débats, des reportages, des interviews, et des analyses, dont la qualité n’a eu d’égal que l’enthousiasme d’une équipe jeune et convaincue de faire avancer l’Afrique par l’image.

Dès son ouverture, et jusqu’à sa fermeture, le studio d’A24, installé au premier étage de l’hôtel Mercure Sarakawa, prend les allures d’une fourmilière, où il n’y a point de place pour le repos. Du reste, pour y accéder, il faut montrer au préalable patte blanche auprès du service de sécurité qui veille au grain. Ceux qui pensent que couvrir une élection présidentielle avec Africa24 est une sinécure sont donc loin de la réalité. «C’est seulement grâce à cette rigueur dans le travail que nous pourrons apporter les infos d’Afrique pour le monde et les infos du monde pour l’Afrique», a révélé, avec cette humilité dont il a fait sa valeur cardinale, Constant Némalé, le fondateur de la chaîne.

Sur l’écran de Africa24, toutes les couches socio politiques togolaises ont eu leur mot à dire, par le biais de débats contradictoires à souhait, souvent houleux, mais toujours bien maîtrisés par le duo de professionnels que formaient Thierry Hot et Samantha Ramsamy. Aucun sujet n’a été tabou sur le plateau togolais de A24: sport, santé, société, économie, armée, agriculture, éducation, etc. Le bonheur était grand pour les Togolais qui ont, tous les soirs, hâte de retrouver ces débats bien épicés et pleins de révélations. En tout cas, a reconnu un Togolais, «il y a eu des élections avant Africa24 et il y a les -avec un appui long sur le «les»- élections avec Africa24».

Mais la rançon de cette gloire n’a pas été facile à payer, pour les journalistes et techniciens de A24, surtout pour Thierry Hot, qui a eu bien du mal à se trouver des moments de tranquillité, après ses journées et soirées harassantes. Malgré toutes ces fleurs qui lui sont jetées par des admirateurs dont le nombre ne fait que croître, le directeur de l’information et de la Rédaction de Africa24, a le triomphe modeste. «Je suis heureux d’une chose, c’est de faire la fierté de tous ces téléspectateurs africains qui croient en A24, nonobstant sa jeunesse sur l’échiquier de la télévision mondiale».

Ils n’ont peut-être pas réinventé le fil à couper le beurre, mais les «gens» de Africa24, comme on les a affectueusement appelés durant leur séjour togolais, ont apporté une touche particulière à cette présidentielle, en donnant la parole à ceux qui ont quelque chose à dire. Bocar Kane, Nicolas Cuquel, Stéphane Florent, et tous les techniciens qui étaient avec eux au Togo, et ceux qui les ont assistés depuis le siège de Africa24, installé au 47, Quai Carnot, à Saint-Cloud, en France, pensent déjà à la prochaine capitale africaine qui les accueillera, eux ou d’autres collègues, pour leur contribution au renforcement des processus démocratiques en Afrique. Car une bonne couverture médiatique des élections, constitue l’un des gages de leur transparence.

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Thierry Hot, mégastar

«Moi-même, je n’en reviens pas!» Ce furent les seuls mots que Thierry Hot a pu prononcer, le vendredi 5 mars 2010, devant le bonheur des hommes de tenue togolais en service à la frontière de Hillacondji, qui relie le Togo et le Bénin. «M. Thierry, on est en train de vous regarder à la télé et on se demandait même comment vous rencontrer un jour et, comme par miracle, vous voici…» Comme accueil, il faut reconnaître que c’était assez émouvant. Le journaliste de Africa24, qui était en route pour Cotonou, au Bénin voisin, où il devait emprunter un vol pour l’Europe, n’en pouvait plus de serrer les mains. Bien qu’il ne soit plus en mesure de poursuivre son voyage sur la capitale économique béninoise, les frontières étant fermées pour raison d’élection présidentielle, la veille au Togo, «Monsieur Question joker» ne regrettait pas sa présence au milieu de ces hommes qui ont évoqué avec lui, presque toutes ses interviews.

«Le service que Africa24 rend à l’Afrique, seul Dieu est en mesure de le lui rendre», a signifié l’un des hommes de tenue. «En tout cas, grâce à vos débats, nous avons énormément appris sur la vie sociopolitique de notre pays», a révélé un des membres de ce «fan club» spontané de Thierry Hot, avant de noter qu’«en tout cas, Africa24 a fait connaître le Togo dans le monde entier». Comme quoi, le destin peut vous réserver bien des surprises, au détour… d’une frontière.

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