Au second jour de la première édition des Journées cinématographies de la femme africaine de l’image (JCFA), l’ambassade du Japon au Burkina, en partenariat avec le comité d’organisation des CJFA, a proposé aux cinéphiles et professionnels de l’image un film documentaire, «Le cadeau de Béaté», qui retrace la lutte menée par Béaté Sirota Girdon pour que les Japonaises obtiennent les mêmes droits humains que les hommes.
Après la seconde guerre mondiale, des Japonaises ont lutté pour que leurs concitoyennes obtiennent les mêmes droits humains que les hommes. L’article 24 de la Constitution, rédigé à cette époque, a été essentiel dans la longue et difficile lutte des Japonaises. Béaté Sirota Girdon a joué un rôle capital dans la rédaction de cet article d’une importance historique. Elle n’avait que 22 ans. Mais elle était la seule de l’équipe de rédaction à être consciente de la douleur de ses compatriotes, inférieures aux hommes sur un plan légal. Tel est le résumé du film documentaire proposé par l’ambassade du Japon au Burkina, en partenariat avec le comité d’organisation des JCFA, aux cinéphiles, hier après-midi au Ciné Burkina.
Ce film poignant, qui retrace les conditions de vie des femmes japonaises et des différentes luttes qu’elles ont menées pour conquérir certains de leurs droits humains, a ému les cinéphiles. Réalisé par Tomoko Fujiwara, «Le cadeau de Béaté» vient rappeler la longue lutte menée par les femmes du monde entier pour leur émancipation. La situation était si criarde au Japon, qu’à qualifications égales, le salaire de la femme était largement en deçà de celui de son homologue masculin. En outre, la femme japonaise devait démissionner de son emploi lorsque survenait sa maternité. Si cette condition est entièrement abolie, il n’en demeure pas moins que les femmes japonaises doivent encore se battre pour obtenir tous leurs droits, contenus dans leur Constitution. C’est le cri de cœur de la réalisatrice qui s’est fait représenter par les deux productrices du film.
Avec cette projection, naît le début d’un partenariat prometteur entre l’ambassade du Japon au Burkina et les JCFA, a expliqué Michel Ouédraogo, délégué général du Festival panafricain du cinéma et de la télévision du Ouagadougou (Fespaco).
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