Afin de poursuivre la sensibilisation des Burkinabè sur le bien-fondé de l’application de la Taxe de développement communal (TDC), le porte-parole du gouvernement, par ailleurs ministre de la Culture, du Tourisme et de la Communication, Filippe Savadogo, entouré de ses collègues de l’Economie et des Finances, et de l’Administration territoriale, en collaboration avec l’Association des municipalités du Burkina Faso (AMBF), a tenu un point de presse, ce jeudi 4 mars 2010, à Ouagadougou.
C’est pour accompagner les communes dans la prise en charge du destin de leur communauté, que le gouvernement a décidé de la collecte d’une nouvelle taxe, dénommée Taxe de développement communal (TDC), sur les engins à moteur et véhicules. Une décision qui n’a jusque-là pas cessé de provoquer l’ire d’une partie de la population burkinabè, pour qui cette taxe est de trop, et fait doublon, notamment avec la taxe sur les produits pétroliers. La dernière manifestation cette ire collective contre la TDC remonte à la semaine dernière. Les syndicats avaient alors organisé une marche de protestation.
Dans l’optique de mieux élucider cette problématique qui hante la nuit de beaucoup de motocyclistes, le gouvernement a jugé nécessaire d’échanger à nouveau, avec les hommes des médias, pour une meilleure sensibilisation des populations. Au cours du point de presse qu’il a animé pour ce faire, en cet après-midi du jeudi 4 mars 2010, le porte-parole du gouvernement, Filippe Savadogo, a indiqué que la TDC n’est rien d’autre qu’«une mesure d’accompagnement de la communalisation intégrale, car 40% des prélèvements seront au profit de la commune de collecte, et les 60 autres pour cent seront versés dans un compte d’imputation intitulé «compte de solidarité communale», destiné à venir en aide aux communes rurales les plus démunies».
L’occasion était également propice pour l’Association des municipalités du Burkina Faso (AMBF), d’en appeler au civisme des populations. Pour son président, Simon Compaoré, l’Etat doit certes une assistance aux mairies, mais les populations, eux aussi, doivent apporter leur pierre dans la construction d’un Burkina émergent. Aussi, a-t-il appelé chacun à jouer effectivement sa partition dans la construction de leur pays, en s’acquittant de ses taxes.
«Les aides que nous donnent l’Agence française de développent (AFD) ne viennent-elles pas des contribuables français?», a-t-il laissé entendre. Pour le maire de Ouagadougou, il n’est plus temps de parler de double imposition, juste un alibi pour certains, mais plutôt de dire aux populations comment ces finances seront utilisées. «Le Burkina ne peut pas se développer avec les deniers d’autrui», a-t-il dit.
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