La première édition des Journées cinématographiques de la femme africaine de l’image (JCFA) se tiennent à Ouagadougou, du 3 au 7 mars 2010. La cérémonie officielle de lancement de ces journées a été présidée par Sika Bella Kaboré, épouse du président de l’Assemblée nationale du Burkina, représentant la marraine de l’événement, Chantal Compaoré, épouse du chef de l’Etat.
Organisées par le Fespaco, ces journées sont une vitrine d’expression données aux femmes de l’image avant chaque biennale du Fespaco. Lors de la cérémonie officielle de lancement, le délégué général du Fespaco, Michel Ouédraogo, s’est réjoui  de la naissance du JCFA, même s’il reconnaît que la concrétisation de cette initiative n’est pas allée sans difficultés. Il a souhaité que les réalisatrices africaines mettent tout en œuvre pour maintenir haut la flamme que leur offre le Fespaco à travers ces journées. La représentante de la marraine du JCFA, Sika Bella Kaboré, a, au nom de la marraine, Chantal Compaoré, salué l’initiative, car la femme a un autre regard, une autre
perception et des émotions particulières, qui ne sont pas toujours perceptible par les hommes avec lesquels elles partagent souvent les plateaux.
C’est le film «Les inséparables», de la réalisatrice béninoise Christiane Chabi-Kao, qui a été projeté aux cinéphiles présents, en ouverture de ces journées cinématographiques, qui s’annoncent belles. Cette fiction de 104 minutes, en format DV Cam, raconte l’histoire d’une dame, Tine, dont les enfants, un garçon et une fille, lui ont été brutalement enlevés et placés en ville. La dame brave la coutume, quitte son mari et décide de partir à la recherche de ses enfants qui, eux, font la dure expérience de la rue, entre débrouillardise, larcins et prostitution. Aidée d’un inspecteur de la brigade des mineurs, Tine mettra tout en œuvre pour les retrouver. Avant qu’il ne soit
trop tard…
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