Ils sont environ 3 500 000 Togolais qui ont pris rendez-vous ce jeudi 4 mars 2010 avec les urnes, dans le cadre de l’élection présidentielle. Très tôt ce matin ils ont pris d’assaut, dans le calme, les 5930 bureaux de vote répartis sur l’ensemble du territoire national. A l’instar de leurs électeurs, les sept candidats en lice ont également accompli leur devoir citoyen, avec, comme témoins oculaires, les journalistes et les nombreux observateurs. A l’issue de l’opération qu’ils ont effectuée sous les flashs des hommes de média, Faure Gnassingbé, du RPT, candidat à sa propre succession et son principal challenger, Jean-Pierre Fabre, de l’UFC, se sont dits tous les deux «confiants», dans cette élection qui se déroule sous haute surveillance policière.
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C’est autour de 8h30 que Faure Essozimna Gnassingbé, inscrit sur la liste électorale au N° 563 a fait son entrée au centre de vote 7 de l’école du camp RIT ou camp Eyadéma, du nom de son père, sous les ovations nourries de ses partisans qui l’ont accompagné jusqu’au bureau de vote H où il a glissé son bulletin dans l’urne, après les formalités d’usage recommandées par la CENI (Commission électorale nationale indépendante). Après s’être dit «confiant» en sa victoire et plaidé une fois de plus pour une élection apaisée, le porte-flambeau du Rassemblement du peuple togolais est reparti, comme il est venu, porté par une horde de militants en délire. Quelques kilomètres plus loin, à 9h, c’est au bureau de vote C, du centre de vote 1, installé au CEG (Collège d’enseignement général) du quartier Kodjovi-Akopé que Jean-Pierre Fabre, le candidat de l’Union des forces du changement, sous les youyous d’une foule acquise à sa cause, a exercé son droit de vote. Avant de quitter les lieux, le «Obama du Togo» n’a pas manqué de répercuter  à la presse, «la soif de changement» des Togolais, et de mettre en garde quiconque tenterait de modifier la vérité des urnes. En attendant les dépouillements qui doivent se faire publiquement, portes et fenêtres ouvertes, comme l’exige la loi électorale, c’est une capitale togolaise bien calme qui retient son souffle. Tout le monde, observateurs, journalistes, et surtout les populations qui ont vécu l’enfer des violences meurtrières de l’élection présidentielle de 2005, croise les doigts pour que ce calme ne soit pas celui qui précède la tempête.
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