La situation est toujours confuse, ce soir, à Niamey, la capitale nigérienne, où, aux dernières nouvelles, le président Mamadou Tandja serait détenu par les mutins qui l’avaient enlevé en fin de matinée, alors qu’il présidait un Conseil des ministres. Il aurait été conduit dans une caserne.
Un communiqué dont la source n’est pas encore déterminée assure que c’est le commandant Adamou Harouna qui serait aux commandes du pays tandis que d’autres sources (lesafriques.com) affirment que c’est un commandant de la compagnie d’appui des blindés de Niamey, Dijibrilla Hima Hamidou dit «Pelé », 45 ans, qui serait à la tête du putsch contre Tandja.
De l’ethnie Djerma, Dijibrilla Hima Hamidou a été formé à l’Académie royale de Meknès, au Maroc. Ce haut gradé n’aurait pas approuvé les changements portés à la Constitution et qui ouvraient la voie d'une une présidence à vie à Tandja. Les ministres, quant à eux, sont jusqu’à présent retenus dans les locaux de la présidence par les militaires putschistes.
Tout aurait commencé autour de 13 heures locales (12 heures TU), par des tirs nourris à l’arme lourde. Cette attaque aurait fait 3 ou 4 morts dans les rangs de la garde présidentielle. Les heures à venir permettront peut-être d’apporter plus d’éclairage sur les auteurs du putsch, ainsi que sur ses tenants et aboutissants.
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