Le top départ de la réalisation du Palais du festival, le «village opéra» du réalisateur allemand Christoph Schlingensief, un projet tant rêvé par son concepteur, sortira bientôt de terre. La signature de convention entre ce dernier et le ministre burkinabè de la Culture, du Tourisme et de la Communication, Filippe Savadogo, ainsi que la cérémonie de la pose de la première pierre ont eu lieu ce lundi 8 février 2010 à Laongo, le site choisi pour accueillir ce «projet colossal».
L’émotion, la joie, la fierté d’assister au début de la concrétisation d’un rêve. Remdoogo, le «village opéra» de Laongo va donc bientôt sortir de terre et cesser d’être un rêve, des dessins, des esquisses… L’Allemand Christoph Schlingensief, son concepteur, ainsi que le Burkinabè Francis Kéré, l’architecte de ce «projet fou», ont de quoi être à la fois émus et fiers, en cette matinée du 8 février 2010, une date qui marque désormais d’une pierre blanche, la signature de la convention et la pose de la première pierre. C’est, en effet, au «pays des Hommes intègres», plus précisément sur le site touristique de granit de Laongo, à une trentaine de kilomètres de Ouagadougou, que ce village pas comme les autres sera implanté. La main posée sur le sable de cette terre, d’où sortira bientôt le palais des festivals, Christoph Schlingensief a certainement vu défiler l’image en grandeur nature de ce que sera son «village opéra».
Une salle de spectacle d’environ 1 500 places, autour de laquelle se développeront des ateliers, une école d’environ 500 élèves avec des salles de classes spécialisées en musique, théâtre et cinéma, un établissement d’enseignement général, une clinique, des bungalows pour les artistes et les visiteurs…
C’est toute une vie, «une sorte de musée à ciel ouvert», selon les mots de Francis Kéré, lors de la présentation de la maquette, qui sera érigé à Laongo, sur une superficie de cinq hectares. «Le village opéra doit grandir lentement, librement, de lui-même, comme un organisme vivant, où l’on travaille et fait de l’art», ajoute-t-il.
Opéré récemment d’un cancer, Christoph Schlingensief a une santé fragile, mais est persuadé que «l’art est un facteur de guérison». Et c’est peut-être cela qui lui donne toujours la force et l’énergie pour faire si courageusement face à sa maladie. Il est aussi conscient que la réalisation du «village opéra» est «un long chemin». Néanmoins, il espère que «l’école sera inaugurée en octobre prochain». Pour donner plus de crédibilité et de célérité à son projet, il a déjà fait venir d’Allemagne, des matériaux de construction.
Pour le ministre burkinabè de la Culture, du Tourisme et de la Communication Filippe Savadogo, cette importante réalisation constitue pour notre pays, à n’en pas douter, une «offre de nouvelles perspectives pour le développement de la création, la formation et la diffusion artistique».
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