Le militant guinéen des droits de l’homme, Mouctar Diallo, à ne pas confondre avec le politicien Mamadou Mouctar Diallo, président des Nouvelles forces démocratiques (NFD), a été libéré, le vendredi 5 février 2010, après trois mois passés en prison. L’annonce de sa relaxe a été faite le samedi 6 par l'Observatoire national des droits de l'homme (ONDH).
Mouctar Diallo, membre de l'Observatoire national des droits de l'homme (ONDH) en Guinée a été libéré le 5 février dernier à Conakry. C’est le lendemain que le président de l’ONDH, Aliou Barry a donné l’information. Ce militant guinéen des droits de l’homme et ancien employé de l'ambassade des Etats-unis, à la retraite, avait été arrêté le 26 novembre 2009, officiellement, pour avoir porté atteinte à la sûreté de l'Etat en accordant un entretien à la radio Voix de l'Amérique (VOA) sur le massacre du 28 septembre à Conakry. Explication de Mouctar Diallo, dans une interview à RFI: «On m’avait reproché d’avoir accordé une interview à une radio étrangère et d’avoir exprimé certaines choses par rapport au 28 septembre 2009 bien que je ne fusse pas au stade mais j’ai juste donné l’interview sur ce que j’ai fait dans mon secteur et ce que j’ai appris des autres. C’est autour de ça qu’on m’a fait des reproches. C’est effectivement une atteinte à la sûreté de l’Etat qui avait été mise sur mon dos. Atteinte à la sûreté de l’Etat, je crois, est un peu excessif».
Mouctar Diallo a ensuite souhaité que «le gouvernement (guinéen) continue la réconciliation nationale et que les institutions internationales et le gouvernement puissent collaborer pour l’amélioration des conditions de vie dans les prisons», car s’en convainc-t-il, «ce qui est sûr, c’est que la promotion de l’image de la Guinée passe par la promotion et la protection des droits de l’homme à tous les niveaux».
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