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Un abbé au chevet des sinistrés de Bassinko et Yagma

Après leur installation récente dans les villages de Bassinko et Yagma, le président de gestion et du contrôle des opérations de réinsertion des sinistrés, l’Abbé Isidore Ouédraogo et ses proches collaborateurs se sont rendus sur les lieux, le samedi 6 février dernier, pour s’imprégner des difficultés que rencontrent les victimes des inondations du 1er septembre 2009.

 

La sortie initiée, le samedi 6 février 2010, par le président de gestion et du contrôle des opérations de réinsertion des sinistrés, l’Abbé Isidore Ouédraogo et ses collaborateurs fait suite aux nombreuses plaintes des sinistrés enregistrées ces jours-ci. En effet des sinistrés ont expliqué à la délégation que certains d’entre eux attendent depuis des semaines leur parcelle ainsi que le matériel et le ciment prévus pour accompagner leur réinstallation. Le manque d’eau et d’infrastructure sanitaire et scolaire sur le site a été aussi évoqué par ces nouveaux habitants de Yagma et de Bassinko. L’Abbé Isidore leur a expliqué que l’objectif de sa mission était de s’imprégner de leur vécu quotidien, afin d’étudier les mesures adéquates à prendre pour que tous les acteurs qui y interviennent soient au même niveau d’information et travaillent en étroite collaboration. Il s’est réjoui de l’avancée des travaux sur les sites. « Le bilan est satisfaisant. Il y a des parcelles qui ont été dégagées. Des bénéficiaires sont entrés en possession de leur ciment et de leurs tôles. Les difficultés qui ont été soumises seront transmises a qui de droit pour examen», a confié l’Abbé Isidore Ouédraogo.
En ce qui concerne les sinistrés qui attendent toujours les parcelles, le chef du cabinet du ministre de l’Habitat et de l’urbanisme, Yombi Ouédraogo, a expliqué que la situation découle d’un déficit de communication et que c’est la méthode de travail qui est ainsi faite. Car certains sinistrés, dont la plupart sont de l’arrondissement de Boulmiougou, n’auraient pas leurs noms sur les listes officielles. «Ceux qui n’ont pas leurs noms sur les listes officielles ne sont pas concernés par cette opération», a expliqué le chef de cabinet aux sinistrés qu’il a invités alors à se référer à leur mairie d’origine pour avoir toutes les explications avant de se présenter devant la commission d’octroi des parcelles et des fonds. Les sinistrés ont apprécié positivement cette démarche de la commission. Ils ont souhaité que ces visites soient fréquentes pour les rassurer et permettre à la commission d’être en phase avec les réalités qu’ils vivent sur les sites.


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