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Les maigres recettes des librairies

A la veille de la rentrée scolaire, qui aura lieu en principe le 1er octobre prochain, l’affluence n’est pas celle des grands jours dans les librairies. Les boutiques, dans leur majorité, demeurent vides de clients, au grand désespoir des commerçants.

 A la librairie catholique Jeunesse d’Afrique, des clients, peu nombreux, sont devant la caisse pour régler leurs achats, en cette matinée du 28 octobre 2009. Même si le nombre des clients n’est pas négligeable, selon la directrice de la librairie, Sœur Marie Passah, il tranche d’avec celui de l’année dernière, à la même période. «Les clients ne viennent pas beaucoup cette année. L’année dernière, ils étaient plus nombreux que ce que vous voyez. Parfois même nous manquions de place», a dit la religieuse. Plusieurs raisons expliqueraient le peu d’engouement de la clientèle. En effet, la crise économique et les inondations du 1er septembre 2009, sont passées par là. A ces raisons s’ajoute aussi le fait que certains parents d’élèves auraient déjà acheté les fournitures depuis juillet, une manière pour eux d’éviter les hausses de prix habituelles observées à chaque rentrée. Ce que confirment les Sœurs Marie Passah et Françoise Goudjinou: «Nous pouvons certifier que les prix des documents et des fournitures ont connu une légère hausse». Depuis l’année dernière, les prix des fournitures connaissent une augmentation due, selon Sœur Passah, aux frais de transport qui eux aussi ont augmenté. A cela, s’ajoutent d’autres aléas: «Les colis peuvent rester pendant deux ou trois semaines dans les services de la douane pour les besoins de contrôle de Cotecna. Ce qui engendre des frais supplémentaires d’emmagasinage», s’offusque la religieuse.

En dépit de tous ces désagréments, la librairie Jeunesse d’Afrique dispose de tous les documents dont aurait besoin la clientèle. «Nous avons tous les articles et documents scolaires et universitaires», rassure la Sœur.  Ce qui attire des clients comme Mariam Koné qui y viennent acheter des documents. «J’ai parcouru en vain trois librairies, à la recherche du document intitulé Le Journal des tous petits. C’est finalement ici que je l’ai eu», a dit Mme Koné.

Si des maisons telles Jeunesse d’Afrique se plaignent du manque de clientèle, la situation est encore pire pour les librairies par terre. A la librairie Bagbila Adolphe, aucun client ne s’est présenté depuis le matin. «Comme vous le voyez, les clients sont très rares chez nous», a dit M. Bagbila. Son voisin, Alassane Nikiéma confirme: «Nous pouvons passer toute une journée sans vendre un seul document».  Pourtant, ces libraires clament que les articles coûtent moins chers chez eux. Le cahier de 100 pages se vend à 150 F CFA, celui de 50 pages est à 100 F CFA et les cahiers grands formats coûtent entre 900 et 1250 F CFA.

Tout en scrutant l’horizon avec l’espoir que les clients viendront dans les prochains jours, les libraires passent pour l’instant des moments difficiles, car leurs articles s’achètent peu.

 

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