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Nouréini Tidjani-Serpos, le candidat de l’Afrique de l’Ouest à la direction générale de l’Unesco

Ce sera finalement à l’issue de la 182e session du Conseil exécutif de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la culture, la science et la communication (Unesco), qui se tiendra du 7 au 23 septembre 2009, que le nom du successeur du japonais Koïchiro Matsuura à la tête de l’institution sera connu. Neuf candidatures ont été enregistrées par le Conseil exécutif de l’Unesco. L’Afrique présente 4 candidats, dont celle du Béninois Nouréini Tidjani-Serpos, soutenu par les pays de l’Afrique de l’Ouest.

Né le 15 janvier 1946 à Porto-Novo, au Bénin, Nouréini Tidjani-Serpos est titulaire d’une maîtrise de Lettres de Nice, d’un doctorat de 3e cycle de l’Université de Paris VIII, et d’un doctorat d’Etat de l’Université de Lille, décroché en 1987. Il a enseigné dans de grandes universités à travers le monde : Paris VIII, Université nationale du Bénin,… Il a également occupé de hautes fonctions académiques dans son pays et à l’Unesco, où il est actuellement le sous-directeur général du Département Afrique.

Pour accéder au poste de directeur général, qui sera vacant le 15 novembre prochain, il est allé demander le soutien du Sénégal. «L’expérience est là. Raison pour laquelle je dis que de tous les candidats, je suis celui qui est immédiatement opérationnel» a dit M. Tidjani-Serpos lors de son séjour sénégalais.

L’Unesco est une organisation très importante pour l’Afrique parce qu’elle fait de l’éducation, de la science et de la culture son cheval de bataille, alors que le continent a un taux d’analphabétisme élevé. C’est pourquoi, Le candidat Tidjani-Serpos compte inscrire la «diffusion et la transmission du savoir» au cœur de ses actions pendant son mandat si toutefois sa candidature recevait l’approbation de ses pairs. «Ce qui m’intéresse, c’est la transmission et la diffusion du savoir», a-t-il assuré.

Le candidat béninois entend faire de la culture, l’un des grands volets de l’Unesco, une courroie de transmission du savoir. «Le secteur de la culture jouera sa part dans la diffusion des connaissances, en même temps pour le secteur de la science et le secteur de la communication», a précisé Nouréini Tidjani-Serpos.

En vue d’éviter que l’écart numérique entre les Etats ou à l’intérieur des Etats ne soit un handicap à l’atteinte de ses objectifs, il promet d’aider les journalistes et les communicateurs à se former et à se doter d’une déontologie.

Tout en saluant l’action de Koïchiro Matsuura, en fin de mandat, il promet de promouvoir la solidarité et la tolérance. «Cela implique un dialogue des cultures, des civilisations et non pas une confrontation», a-t-il conclu. L’Algérien Mohammed Bedjaoui, l’Egyptien Farouk Hosny, et le Tanzanien Sospeter Mwijarubi Muhongo sont les autres candidats du continent africain.

 

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