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Suzanne Kouamé, une comédienne ambitieuse

Depuis pratiquement 15 ans, cette jeune femme, titulaire d’une maîtrise en communication, suit son chemin dans le monde du 7e-Art de son pays, la Côte d’Ivoire. C’est dans le sitcom «Faut pas fâcher» qu’elle réussit à conquérir l’admiration des téléspectateurs. Et, depuis lors, elle ne s’est plus arrêtée. Promotrice de «Koundan», festival de la tresse africaine, qui tient, bientôt à sa troisième édition, Suzanne Kouamé veut ainsi apporter sa contribution à l’épanouissement de la coiffure sur le continent.

«Koundan» signifie, en langue Malinké, «le fait de tresser». Et c’est pour revaloriser cette tresse africaine que Suzanne Kouamé veut faire de son concept, un festival panafricain, à l’image du Fespaco. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle sillonnera deux capitales africaines, Ouagadougou – où elle se trouve en ce moment - puis Bamako (Mali), pour faire la promotion de la tresse africaine. C’est dans cette optique que se tient, le 6 août 2009 à Ouagadougou, une compétition de «Koundan», dont la gagnante se rendra à Abidjan, dans la capitale économique ivoirienne, pour participer à la grande finale qui, elle, aura lieu le 7 novembre 2009. Les coiffeuses se livreront, en live, avec leurs mannequins, à une compétition de la meilleure tresse.

Au départ, dans les années 1994-1995, Suzanne Kouamé avait un penchant pour la musique. Elle a même écrit des chansons qui devaient retrouver, plus tard, la magie d’un studio d’enregistrement. A cet effet, elle a rencontré le maestro Boncana Maïga, arrangeur et producteur de renom, qui devait l’accompagner dans cette aventure musicale. Ce projet sera très vite abandonné, pour un autre, qui a subitement germé dans la tête de la jeune femme: devenir comédienne! C’est ainsi que Suzanne Kouamé tente sa chance dans «Faut pas fâcher», un sitcom diffusé sur la télévision ivoirienne. Un coup d’essai qui se révèle être un coup de maître.

Après de nombreuses années à jouer devant la caméra, Suzanne Kouamé passe derrière, en tant que réalisatrice. Sa première production - «Héritage» - est un feuilleton de 52 épisodes. Ce film avait été sélectionné pour la compétition officielle du Fespaco, mais n’a malheureusement pas remporté de prix. Malgré tout, elle continuera à travailler et à réaliser des films, puisqu’elle croit encore qu’«on peut faire révolutionner le cinéma africain».

Même étant reconvertie dans le cinéma, la comédienne n’écarte pas sa première passion, la musique. Elle chantera peut-être un jour, mais elle ne veut pas se lancer si elle n’a pas l’atout nécessaire, c’est-à-dire une bonne corde vocale. Car, affirme-t-elle, «je suis pour les choses bien faites. Il ne faut pas chanter pour chanter, il faut respecter les consommateurs

 

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