Du Lycée Ouezzin Coulibaly de Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso, à l’Université de Perpignan, en France, Souleymane Toé a eu un parcours académique plutôt riche, qui vient d’être sanctionné par une thèse de doctorat en droit des affaires…
Né en 1975, Souleymane Toé est un pur produit du «Grand LOC», tel qu’on désignait le célèbre Lycée Ouezzin Coulibaly de Bobo-Dioulasso, la deuxième grande ville du Burkina. Le baccalauréat en poche en 1996, il débarque à l’Université de Ouagadougou (UO), d’où il sort en 2003, nanti d’une maîtrise en Droit des affaires. Ses ambitions étant d’aller le plus loin que possible dans sa quête du savoir, le jeune Souleymane ramène, en 2005, de l’Université de Perpignan, en France, un Master en Droit privé.
De retour au bercail, il met son savoir au profit de ses jeunes frères et sœurs en qualité d’assistant à l’Université de Ouagadougou, où il enseigne, depuis 2007, à l’Unité de formation et de recherche/Sciences juridiques et politiques (UFR/SJP). Mais il en veut toujours plus! C’est ainsi qu’il soutient sa thèse de doctorat, le 7 mai 2010 à l’Université de Perpignan, sur «L’approche critique de l’application judiciaire du droit des procédures collectives dans l’espace Ohada». Il obtient la mention très honorable, avec les félicitations du jury, pour ce travail exécuté avec brio, sous la direction des professeurs Filiga Michel Sawadogo, de l’Université de Ouagadougou et Evelyne Micou de l’Université de Perpignan.
A cœur vaillant…
Fils d’un ancien combattant de l’armée française, Feu Siré Toé, et de Karidia Paré, Souleymane Toé a pris sur lui, dès son enfance, de s’affranchir très tôt de la tutelle parentale, les revenus de ses géniteurs devant servir à couvrir les besoins de ses autres frères et sœurs de la famille polygame dont il est issu. Aujourd’hui, après un brillant cursus scolaire et universitaire, il peut déjà être fier de jouir des fruits de son abnégation au travail. «C’est bon, mais les charges sont énormes et il faut davantage de ressources financiers pour s’épanouir réellement», nuance Dr Toé. Il n’a pas tort, lui qui forge son projet de mariage, synonyme de constitution d’une petite famille, de «pas plus de trois enfants».
En attendant, ce trentenaire qui, en plus des plats européens et la pizza, adore le tô (pâte de maïs) accompagné de sauce oseille ou gombo, n’a pas fini de fouiner dans les arcanes du droit. C’est sa passion pour cette filière qui l’a, du reste, amené à s’attaquer à un sujet de thèse de doctorat aussi dense qu’actuel. Partant du principe qu’«à cœur vaillant, rien d’impossible», Souleymane Toé a soutenu cette thèse -«L’approche critique de l’application judiciaire du droit des procédures collectives dans l’espace Ohada»- sans avoir été boursier. Fort heureusement, en plus des soutiens de parents et d’amis, il a bénéficié de l’appui du ministère des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique (Messrs) et de l’aide d’institutions comme la coopération française, l’Agence universitaire de la francophonie, et la coopération belge.
Désormais, ce tout nouveau docteur est résolu à venir en renfort au corps professoral de l’Université de Ouagadougou, tout en restant ouvert à toute proposition sérieuse dans le domaine du droit des affaires, qu’il maîtrise bien. Pour meubler ses temps libres, Dr Souleymane Toé pratique du sport, s’adonne à la lecture et s’offre, de temps à autre, des soirées ciné.
Félicitation Dr TOE!!!! vous me donner ainsi la fo rce de continuer. Que Dieu vo us donne de jouir du fruit de votre labeur. J'ai été votre étudiant en 2èm ann ée droit.
Toutes mes felicitation.que DIEU puisse vous aider a beneficier du fruit de vot re labeur .MAIS j ai une doleance aider vous jeune frere a devenir comm e vous. j ai ete votre etudiante en 2eme année de d roit a l ufr sjp.merci
Grand merci à mon professeur.C'est un parcours mer veilleux ! Il est un exemple à suivre pour nous.Il a honoré le Burkina.C'est un privilège pour moi d 'avoir été un de ses étudiants cette année en Droi t des entreprises en difficulté.Brav o !