Le gouvernement malien veut faire la lumière sur la série d’attaques commises par des rebelles touaregs dans plusieurs villes du nord du pays. Cette décision fait suite «aux crimes et atrocités» qui auraient été perpétrées par ces derniers le 24 janvier 2012 dans la ville d’ Aguel’hoc.
Le 25 janvier dernier à Aguelhok, localité malienne alors aux mains des rebelles du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) et de divers groupes, les corps de 41 soldats maliens, «tués par balle ou exécutés à l’arme blanche», étaient découverts dans une fosse commune creusée dans un camp militaire et ceux de civils dans les rues. Pour faire la lumière sur cette affaire, la présidence malienne, dans un communiqué diffusé le 29 janvier 2012, annonce que le gouvernement va constituer une commission d’enquête. Il s’agit, précise le document dont une copie est parvenue à Fasozine.com, «de faire toute la lumière sur les évènements survenus et de saisir, le cas échéant, les juridictions nationales et les instances internationales compétentes.» Selon le site d’information malien, Malijet.com, «on pale d’un véritable massacre de civils par les éléments du MNLA aidés par AQMI (Al-Qaïda au Maghreb islamique, NDLR).» Selon des sources concordantes, les autorités maliennes envisagent de porter plainte contre le MNLA devant la commission des droits de l’homme de l’ONU et les tribunaux internationaux pour crime de guerre et crime contre l’humanité.
| Commentaires |
|


