
La peine de mort. C'est la réquisition du ministère public égyptien contre l'ex président Hosni Moubarak. Jugé au Caire, l’ancien homme fort du pays est accusé d'être responsable de la mort de manifestants lors de la révolte contre son régime.
«La loi prévoit la peine de mort pour le meurtre prémédité», a déclaré le procureur Moustafa Souleimane devant le tribunal où est jugé l'ancien chef d'Etat. C'est qui demande la peine de mort pour l'ancien chef de l'Etat. Selon le procureur, en effet, «le président de la République est responsable de la protection du peuple, la question n'est pas seulement de savoir s'il a donné ou non des instructions de tuer les manifestants, mais au delà de ça de savoir pourquoi il n'est pas intervenu pour arrêter la violence contre ces manifestants». La répression du soulèvement, début 2011, a fait officiellement 850 morts. La Cour va devoir établir s'il a donné ou non l'ordre de tirer sur la foule durant les événements. Le raïs déchu, 83 ans, encourt la peine de mort s'il est reconnu coupable. Reste à savoir si les juges auront le coeur de le tirer de sa couchette -sur laquelle il suit son procès- pour le pendre. Le procès a été ajourné aux 9 et 10 janvier. La peine de mort a également été requise contre l'ancien ministre de l'Intérieur Habib el-Adli et six ex-responsables des services de sécurité, jugés aux côtés d’Hosni Moubarak.
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