
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Il est mort le 16 décembre 2011, à la suite d'une crise cardiaque. C’est son fils Kim Jong-Un qui a été désigné pour sa succession.
Kim Jong-Il a «succombé à un grand épuisement mental et physique», dans son train blindé, au cours d'une tournée d'inspection en province, selon un communiqué officiel. Sa dépouille sera exposée au mausolée de Kumsusan jusqu'à ses funérailles officielles fixées au 28 décembre prochain. Les autorités ont décrété un deuil national du 17 au 29 décembre.
Son plus jeune fils, Kim Jong-Un, jeune homme de moins de 30 ans dont le monde entier ignorait jusqu'au visage il y a un an, a été désigné pour prendre sa succession, a annoncé l'Agence centrale de presse coréenne (KCNA), quelques minutes après l'annonce du décès de ce dernier. «Tous les membres du Parti (des travailleurs), les militaires et le public devraient suivre fidèlement l'autorité du camarade Kim Jong-Un et protéger et renforcer le front uni du parti, de l'armée et du public», a exhorté l'agence officielle de la Corée du Nord.
Kim Jong-Un, selon les services de renseignement sud-coréens, serait né de la troisième épouse de Kim Jong-Il, une danseuse d'origine japonaise décédée d'un cancer. Il est décrit comme étant «fait du même bois que son père, son portrait craché, en ce qui concerne le visage, la corpulence et la personnalité». Autant d'éléments qui lui auraient valu la préférence de son père, aux dépens de ses deux autres frères, l'aîné Kim Jong-Nam et le deuxième fils Kim Jong-Chul. Que peut-on attendre de cette nomination? Quelles sont les mesures que va prendre Kim Jong-Un?
La question obsède les observateurs autant qu'elle inquiète, selon le site d’information «Europe1». Propulsé nouveau leader du régime, Kim Jong-Un pourrait ressentir le besoin «de démontrer sa légitimité par des essais nucléaires ou des provocations militaires». C'est la crainte de Michael Green, du Centre d'études stratégiques et internationales de Washington. «Dans une société qui vénère les anciens, sa jeunesse n'est pas un atout. Et à l'approche du centenaire de la création de la République populaire et démocratique par son grand-père, Kim Il-Sung, en 2012, le jeune homme pourrait ressentir ce besoin» a avancé M. Green.
Aux Etats-Unis, la succession de Kim Jong-Un à la tête du régime est bien vue. Washington espère une poursuite des contacts avec Pyongyang pour la dénucléarisation du pays. Une possible reprise des pourparlers est espérée, après trois ans d'interruption. Le but est de convaincre la Corée du Nord de renoncer à ses ambitions nucléaires en échange d'une importante aide énergétique et alimentaire.
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