L’ancien président français, Jacques Chirac, a été déclaré coupable de «détournement de fonds publics», «abus de confiance» et «prise illégale d’intérêt», ce jeudi 15 décembre 2011, dans l’affaire des emplois fictifs de la ville de Paris (France). Il écope de deux ans de prisons avec sursis.
Les faits remontent au début des années 1990. Jacques Chirac, alors maire de Paris, est soupçonné d’avoir utilisé un stratagème afin de rémunérer, entre 1992 et 1995, divers collaborateurs sur les deniers de l’Hôtel de ville, alors même qu’ils n’étaient d’aucune utilité à l’administration municipale. Selon l'ordonnance de renvoi lu au procès tenu du 5 au 23 septembre dernier et qui dépeint M. Chirac comme «concepteur, auteur et bénéficiaire de ce dispositif», les vingt-huit destinataires de ces largesses œuvraient en réalité pour le parti qu’il présidait, le Rassemblement pour la république (RPR).
Cette affaire a été jugée à Paris et à Nanterre. L’ex-président a été déclaré coupable pour «détournement de fonds publics» et «abus de confiance» dans la première ville. Il a également été déclaré coupable de «prise illégale d'intérêt» dans la seconde partie de l'affaire, qui avait été instruit à Nanterre.
Notons que Jacques Chirac était absent tout au long du procès. Il a été excusé par un rapport faisant état de troubles neurologiques «sévères et irréversibles» qui entrainaient d’importantes pertes de mémoire. Mais il a toujours récusé les faits qui lui étaient reprochés, affirmant «n'avoir commis aucune faute pénale ou morale».
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