
L’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, a comparu pour la première fois, ce lundi 5 décembre 2011 à La Haye, devant les juges de la Cour pénale internationale (CPI). Il a été informé des chefs d’accusation retenus contre lui. L’audience de confirmation des charges aura lieu le 12 juin 2012.
«Meurtre, viol, actes inhumains et persécution commis pendant la crise postélectorale ivoirienne qui a eu lieu entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011», telles sont, en rappel, les charges retenues contre Laurent Gbagbo. Les juges, en une trentaine de minutes, ont vérifié l’identité de l’accusé a qui ils ont signifié les charges de crimes contre l’humanité retenues contre lui ainsi que ses droits.
Pour sa défense, son avocat, Emmanuel Altit, a indiqué que Laurent Gbagbo va demander «à la Cour de constater l’irrégularité de son arrestation et de son transfert à La Haye et d’en tirer les conséquences». Il a en outre révélé que «quand il (NDLR, M. Gbagbo) est parti du palais de justice de Korhogo, il croyait retourner à sa cellule alors qu’il allait à l’aéroport de Korhogo prendre un hélicoptère, direction Abidjan, où il a pris son propre avion (l’avion présidentiel ivoirien, ndlr)» pour La Haye. Laurent Gbagbo a déploré, devant la CPI, les conditions de son arrestation. «J’ai été arrêté le 11 avril 2011 sous une pluie de bombes françaises», a-t-il affirmé. L’audience préliminaire s’est tenue alors que quelques partisans de l’ancien président manifestaient devant le siège de la CPI.
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