L’affaire Clearstream est visiblement loin de connaître son épilogue. Au lendemain de la relaxe de l’ancien premier ministre français, Dominique de Villepin prononcée hier jeudi 28 janvier par le tribunal correctionnel de Paris, le procureur Jean Claude Marin décide de faire appel. «Il reste encore une part de vérité à faire émerger» a-t-il signifié sur Europe1, avant d’assurer qu'il n'agissait pas sur instruction de l'Elysée.
Des arguments que dénient catégoriquement Dominique de Villepin et son avocat, Me Olivier Metzner. Pour De Villepin, il s'agit d'une décision «politique», qui est l’œuvre du président de la République. «Nicolas Sarkozy préfère persévérer dans son acharnement, dans sa haine», a ainsi déclaré le premier ministre de Jacques Chirac, estimant que le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, n’avait pas pris cette décision de son propre chef. «Je connais bien Jean-Claude Marin, je le connais en tout cas suffisamment pour savoir que ce n'est pas sa décision», révèle-t-il.
Quant à Me Metzner, Dominique de Villepin ira répondre sereinement devant la cour d'appel et on verra mal comment ce jugement extrêmement argumenté pourrait être infirmé.
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