Crise malienne: l’UA joue toujours la montre
- Post 27 juin 2012
Pour sauver le Mali des islamistes et de la partition de son territoire en deux, il faut donc attendre Godot. Au Conseil de sécurité de l’ONU, on ne semble toujours pas prêt à adopter une quelconque résolution en faveur d’une intervention militaire pour laquelle aucun Etat ne se décide vraiment.
Du côté des principaux concernés, notamment des organisations africaines elles-mêmes, c’est toujours l’expectative. La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) est toujours hésitante sur ce fameux assaut militaire pour lequel elle n’a toujours pas fini de positionner ses troupes.
Au niveau de l’Union africaine, l’organisation continentale, on continue de multiplier les sommets qui n’aboutissent vraiment à rien de concret. Le dernier en date est celui qui s’est tenu en ce début de semaine à Alger. Qu’est-ce qui pouvait du reste sortir de comité intergouvernemental des services de sécurité africains (Cissa), dans une Afrique encline à l’insécurité et à la porosité des frontières, notamment dans le Sahel?
Pendant qu’experts et chefs militaires africains se torturent les méninges pour sortir des résolutions qui ne serviront à rien ou presque, les Maliens du Nord, mais aussi du Sud, sont chaque jour désespérés et lassés d’attendre un salut qui ne vient de nulle part. Jusqu’à quand vont-ils demeurer aussi orphelins?
