Côte d’Ivoire: dur, dur de désarmer les esprits!
- Post 21 juin 2012
Les attaques répétées dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire ont fini par faire monter la tension d’un cran dans ce pays où il paraît finalement difficile d’enterrer la hache de guerre. Du moins, la passe d’arme verbale qui se joue entre les meilleurs ennemis que sont les pro-Gbagbo et les pro-Ouattara est le signe que l’atmosphère est polluée. Lorsque se sont les médias qui sont utilisés comme lance-roquettes, il faut encore s’en inquiéter doublement.
En tout, l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (Onuci) préfère encore tirer la sonnette d’alarme pendant qu’il est encore temps, de ne pas en venir aux armes. Ce, conformément à l’un des alinéas de son mandat qui stipule que «L’Onuci a reçu le mandat, à travers la Résolution 1572 (2004) du Conseil de sécurité, de surveiller le comportement des médias et les propos incitant à la violence et de faire un rapport tous les mois, au Comité des sanctions du Conseil de sécurité, de ses observations en la matière».
Bert Koenders, le représentant spécial des Nations Unies est donc monté au créneau. Et appelle dans un premier temps les leaders politiques à ne pas jeter de l’huile sur le feu. L’institution onusienne n’a pas été moins prise dans ces feux qui se sont allumés à l’Ouest en perdant sept soldats. La crainte de l’Onuci est fondée. Mais, M. Koenders sera-t-il entendu par les responsables des médias et les responsables politiques ivoiriens? Il faut l’espérer. Et vivement.
