Considéré comme l’un des pays les plus pauvres du monde, le Burkina va-t-il enfin trouver les moyens de sortir du cercle vicieux? Fini, le temps des plans stratégiques de lutte contre la pauvreté. Place désormais à la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (Scadd). Visiblement, l’heure n’est plus aux tâtonnements des cinquante premières années de l’indépendance. Il s’agit désormais d’«accélérer». Et c’est sur les bords de la Seine que le chef du gouvernement burkinabè a choisi d’aller «vendre» la stratégie burkinabè.
Du 1er au 3 février 2012, Luc Adolphe Tiao sera ainsi à la tête d’une délégation dont la mission est de convaincre les investisseurs français, mais aussi européens, à se tourner vers le «pays des Hommes intègres». Une mission délicate dans un contexte économique mondial difficile où le vieux continent se cherche et cherche de nouvelles voies pour stabiliser son développement. Mais comme on le dit trivialement, tant que l’argent sera au Nord et le sous-développement au Sud, les dirigeants africains n’auront pas d’autre choix que d’aller chercher les financements là où ils se trouvent.
Appelé en pompier pour éteindre le feu de la crise socio-militaire qui a secoué le Burkina au premier semestre de l’année 2011, le Premier ministre Luc Adolphe Tiao doit, à présent, prouver sa capacité à mener le bateau du gouvernement plus loin. Pour lui, il s’agit d’un vrai test de mobilisation d’investisseurs, mais aussi de redynamisation du développement durable dont rêve tant le Burkina.
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