Loin d’être seulement une occasion de fête, la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations a aussi son côté d’exacerbations de rivalité de voisinage entre des pays voisins engagés dans la même poule. La 21e édition qui se déroule au Gabon et en Guinée Equatoriale ne fait pas exception à la règle.
Dès la deuxième journée, la rencontre entre la Tunisie et le Maroc ne s’est pas seulement déroulée sur le gazon vert. Les supporters de ces deux nations l’ont également vécue concrètement dans leurs rapports avec leurs voisins, qu’ils soient proches ou lointains. Heureusement qu’on n’a pas signalé d’incident de cohabitation à l’issue de la victoire des Tunisiens sur les Marocains. Mais on se souvient des violences qui ont émaillé les rencontres entre l’Algérie et l’Egypte pour la qualification à la phase finale de la CAN qui se déroule en ce moment.
Ces rivalités qui tournent parfois au drame n’est pas seulement le propre des pays du Maghreb. La rencontre, ce mardi, entre le Mali et la Guinée-Conakry, pays voisins qui partagent le groupe D, en compagnie du Ghana et du Botswana, était aussi risqué que celle qui va opposer ce jeudi 26 janvier, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Certes, on n’est plus au temps des grandes tensions entre ces deux pays voisins. Mais on ne sait jamais. Entre la passion du foot et parfois les dérives des émotions, la frontière est parfois ténue. Il importe donc de savoir raison garder pour qu’au-delà des rivalités somme toute naturelle, l’on sache préserver les vertus du fairplay.
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