Après seulement un semestre de pouvoir, le président ivoirien Alassane Ouattara est en passe de ravir la vedette à ses pairs de la sous-région. Non seulement son pays est devenu des plus fréquentables et fréquentés de la sous-région, c’est peu de dire que lui-même est très courtisé. En témoigne la visite officielle que lui rend, en début de semaine prochaine, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton. Une visite dont les dates ne semblent pas être choisies au hasard par le chef de la diplomatie américaine.
On le sait, Ouattara avait prévu, de longue date, une visite officielle à Paris du 26 au 28 janvier prochain. Et c’est justement au moment où il se prépare pour ce voyage que Washington a décidé de lui envoyer sa secrétaire d’Etat. C’est à croire que l’Elysée et la Maison Blanche se livrent une sorte de concurrence auprès de l’homme fort de Côte d’Ivoire. Si cela s’avérait, on ne pourra plus parler de la Côte d’Ivoire comme une chasse-gardée de la France. Ce serait également tout à l’honneur et à l’avantage de Ouattara qui aurait ainsi l’occasion de prouver à ses adversaires politiques qu’il n’est justement pas ce «sous-préfet français» dont on l’a taxé pendant la crise postélectorale.
Du reste, une quelconque concurrence entre Paris et Washington autour de la Côte d’Ivoire ne peut qu’augurer d’un regain de tonus économique et diplomatique de ce pays qui revient véritablement de loin. C’est tant mieux si la «nouvelle Côte d’Ivoire» d’Alassane Ouattara intéresse aussi bien les Français que les Américains.
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