
Apparemment inspirés par le scénario de la crise postélectorale ivoirienne de décembre 2010 à avril 2011, les partisans de l’opposant congolais Etienne Tshisekedi multiplient les opérations de charme à l’endroit de la communauté internationale. Leur dernière trouvaille est sans conteste une lettre à l’adresse du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (Onu) en vue d’une protection spéciale de leur champion.
Ils évoquent notamment, dans leur lettre, un présumé climat de terreur qui serait instauré par le pouvoir de Kabila ainsi que des «tueries en masse». Mais cela suffira-t-il à faire larguer un bataillon de casques bleus dans le bourbier congolais? Rien n’est moins sûr.
Il est évident que le bras de fer entre Joseph Kabila – officiellement réélu à l’issue du scrutin présidentiel du 28 novembre dernier - et Etienne Tshisekedi – opposant qui n’accepte pas sa défaite - pousse la RD Congo dans une situation chaotique. Plus les jours passent, plus il faut craindre le pire pour ce pays à peine convalescent.
Une intervention de l’Onu, à l’heure actuelle, peut être interprétée par Kabila comme une ingérence, surtout que la demande ne vient pas de lui-même. Mais en laissant pourrir la situation, Ban Ki-moon risquerait également d’être accusé de non assistance à peuple en danger. L’Onu semble donc nager en plein dilemme. Aussi, Etienne Tshesekedi et ses partisans veulent-ils en profiter pour tirer sur la corde sensible. Seulement, la RDC n’est pas la Côte d’Ivoire. Le soutien dont bénéficie l’opposant et président autoproclamé est aussi mince que ses chances de jouir effectivement de la réalité du pouvoir.
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