
Au moment où 2011 distille ses derniers rayons, il est de bon ton de dresser le bilan des espoirs qui se sont réalisés au cours de cette année en Afrique. Un exercice d’autant plus nécessaire que l’année qui s’achève avait démarré par une crise postélectorale ivoirienne qui a plongé le continent dans une incertitude politique sans précédent. Les milliers de morts qui ont jonché le chemin du dénouement de cet imbroglio n’ont fait que rappeler à la conscience africaine tous les risques que courent les autres pays qui étaient appelés à organiser des élections en cette année.
Curieusement, cette inquiétude n’a pas permis de prévenir les dérives. Du moins pas partout. Ainsi, si on a pu se réjouir de la bonne tenue de la présidentielle au Niger et au Cap-Vert, il n’y avait rien de grave à signaler au Tchad. En revanche, on a frôlé le cafouillage au Bénin et au Cameroun. Au Libéria, c’est en queue de poisson et dans la violence que s’est terminée la réélection de la présidente sortante, Ellen Johnson-Sirleaf. Malgré des législatives boycottées par l’opposition en Côte d’Ivoire et au Gabon, ces deux scrutins se sont déroulés dans un climat sociopolitique relativement apaisé.
Mais le pire n’a pu être évité en République démocratique du Congo (RDC) où les velléités d’affrontements violents pèsent toujours sur le verdict de la présidentielle couplée aux législatives du 28 novembre 2011. Une situation qui n’est pas prête de se dénouer. Il va falloir compter avec cette nouvelle plaie politique en 2012. Preuve qu’après le soleil des indépendances, celui de la démocratie apaisée se fait toujours attendre…
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