Aujourd'hui,
URGENT
Cameroun: le chef des séparatistes anglophones condamné à la perpétuité
Italie: le président du Conseil Giuseppe Conte annonce sa démission
Ouagadougou: un important lot de poulets impropres à la consommation déversé à l’arrondissement 6, une enquête ouverte
Burkina: le bilan actualisé de l'attaque de Koutougou est de 24 militaires tués, 5 disparus et 7 blessés
Burkina: 40 terroristes tués après l’attaque de Koutougou (AIB)
Burkina: «Plus d'une dizaine de militaires» tués dans l’attaque de leur détachement
Soudan: le procès pour corruption d'Omar el-Béchir s'ouvre à Khartoum
Burkina: 270 776 personnes déplacées internes enregistrées à la date du 16 août, le plan d'urgence estimé à plus de 110 milliards de FCFA
Fada N'Gourma : décès de sa Majesté Kupiendieli, 31ème Roi du Gulmu, dans la nuit de vendredi 16 au samedi 17 août 2019. 
Soudan: le nouveau Premier ministre Abdalla Hamdok confirmé le 20 août

©Dr

L'Organisation démocratique de la jeunesse (ODJ), le Collectif contre l'impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) et le Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP) étaient face à la presse ce vendredi 16 août 2019 à Ouagadougou. Une occasion pour ces organisations d'informer l'opinion publique du refus manifeste des autorités de procéder à l'autopsie de quatre de leurs camarades ''assassinés'' en mai dernier. 

Selon les conférenciers du jour, il s’agit de l’autopsie des corps « de Cissé Fahadou et Balima Hama, deux responsables de l’ODJ assassinés le vendredi 31 mai 2019 à Sebba  et celle des corps de Diakité Saliou, mort le 23 mai 2019 entre les mains de la gendarmerie, et Diallo Abdoul Karim mort à l’hôpital Yalgado après y avoir été transféré par la gendarmerie de Barsalogho ».

Pour ces mouvements, cela fait trois mois que dure donc la déception des parents et camarades de luttes des militants de l'ODJ et autres assassinés. Trois mois qu'ils disent attendre que la lumière soit faite afin qu'ils puissent organiser des obsèques en leur mémoire. A les écouter, en lieu et place d'un traitement diligent et sérieux des dossiers, les responsables de leurs organisations ainsi que des proches des victimes font face à la stigmatisation, à des intimidations, à des menaces et à des manœuvres dilatoires. 

Selon Chrysogone Zougmoré, président du MBDHP, les Organisations de la société civile ont eu une audience avec le ministre en charge de la Justice. Une rencontre, à l'en croire, qui a laissé entrevoir des espoirs qui se sont vite dissipés et qui présagent à un début d'aveux de culpabilité.  « Au regard de toutes ces péripéties, nous sommes en droit de nous demander légitimement: À qui profitent ces assassinats ? En tout cas, le MPP et ses alliés, qui gèrent l’appareil politico-judiciaire et militaire, jouent sur le temps et la lassitude des parents et compagnons de lutte des victimes. Ils mettent les démocrates, progressistes et révolutionnaires à l’épreuve, avec le secret espoir que le temps érode leur moral et leur détermination » a affirmé le président de l’ODJ, Gabin Korbéogo.

Face à « ces pressions », il appelle ainsi les démocrates, les progressistes et les révolutionnaires à se mobiliser pour la construction d'un large front de lutte. Une lutte pour dénoncer la lenteur des procédures judiciaires qui seraient en cours, pour exiger, entre autres, l'arrêt des assassinats ciblés et de masses de Yirgou, Kaïn, Banh, et Ziniaré. 

« Aussi, cette lutte a pour but de dénoncer des arrestations arbitraires, des disparitions forcées ainsi que le démantèlement des escadrons de la mort, exiger l'accélération du processus judiciaire » a expliqué M. Korbéogo. Déjà, ces OSC organisent ce samedi 17 août une marche de recueillement suivi d'un meeting devant la morgue de l’hôpital du district de Bogodogo.

Un meeting est également prévu le 31 août prochain à Ouagadougou suivi d'un panel sous le thème « la justice dans un contexte d'extrémisme violent ».