Quoique situé géographiquement en dehors de la zone rouge où l’organisation d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a pignon sur rue, le Burkina Faso semble être devenu un pays de plus en plus concerné par les effets collatéraux de cette organisation qui n’a pas bonne presse en Occident. En avril, la capitale burkinabè a servi de premier point de chute après la libération de l’otage italien Sergio Cicala, enlevé en décembre 2009 en compagnie de son épouse burkinabè, Philomène Kaboré.
Ce lundi, Ouagadougou fait encore parler d’elle dans une autre affaire de libération d’otages. Il s’agit cette fois de deux coopérants espagnols qui étaient également tombés dans le piège de l’Aqmi. Selon des informations concordantes, les otages auraient été convoyés à Ouagadougou à bord d’un hélicoptère de l’Armée burkinabè avant de continuer leur voyage à Madrid, en Espagne. Visiblement, la présidence burkinabè a pris une part active dans la libération des otages.
Apparemment, le président Blaise Compaoré joue et veut jouer un rôle important dans la lutte contre le terrorisme dans le Sahel. Curieusement, ni le président du Faso, encore moins le ministère des Affaires étrangères, n’ont encore réussi à rassurer leurs «amis» français sur les présumées menaces de la nébuleuse Al-Qaïda dans le Nord, et maintenant dans l’Est du pays.
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