Les célébrations du cinquantenaire des indépendances des pays africains se suivent et se ressemblent. C’est la course à l’invitation du plus grand nombre de chefs d’Etats voisins ou/et lointains pour, dit-on, rehausser l’éclat des festivités. Mais, en réalité, ce sont les mêmes qui invitent et se font inviter à leur tour.
Le président ivoirien, Laurent Koudou Gbagbo, n’ayant pas répondu à l’invitation des ses pairs –et surtout pas à celle du français Sarkozy- c’est pratiquement dans l’intimité de la Côte d’Ivoire qu’il a célébré «son» cinquantenaire.
Dans la plupart des pays, la parade militaire occupe une place importante dans le protocole. Par mimétisme et à l’instar du général de Gaulle sur Les Champs-Elysées, les chefs d’Etats africains aussi se délectent du défilé de leurs forces de défense et de sécurité. Et pourtant! Si les Français peuvent encore être invités à admirer les parades militaires parce que l’Armée avait jadis contribué à la libération de leur pays, on a par contre du mal à comprendre pourquoi les présidents africains sont aussi accrochés au défilé militaire. Car, si l’on convient que les indépendances africaines, surtout francophones, ont été octroyées plutôt qu’arrachées, il faudrait peut-être revoir la place trop prépondérante que l’on donne au défilé dans ces festivités.